vendredi 30 novembre 2007

Fin



 Mon taxi est une pop star ratée, il me fait écouter ses chansons à fond, voilà pourquoi il ne faut pas sympathiser. On manque de mourir 3 fois dont une sérieusement avec une belle embardé.

Escale au Qatar. Je regarde Hairspray dans l'avion avec un sourire jusqu'au oreille. En attendant mes bagages à Roissy 16 valises exactement identiques, en métal sombre et énormes, sortent les une après les autres, à intervalles réguliers de quelques secondes, puis tournent en rond sur les tapis, scène tout droit sorti d'un film de Jacques Tati.



Il fait froid, je suis emmitouflé dans ma couverture tibétaine et attends mon père, je suis rentré.


jeudi 29 novembre 2007

Welcome to India

 Hier soir je n'ai pas réussi à dormir avant 2h du mat, je suis définitivement déjà rentré. A 9h je me lève mais il n'y a pas d'eau chaude à la douche, alors je me recouche. A 12h la réception m'appelle pour savoir si je garde la chambre, ce que je fais, pas le courage de bouger même si la Tibetan Colony est un peu chiante quand on est seul.

Mode shopping: on. Je finis par prendre un métro pour Rajiv Chowk (Connaught Place) dans le centre, je me sens chatte aujourd'hui alors je mets des paillettes dans ma tête en écoutant du Beyonce, les filles me sourient, et un jeune sikh vient me souhaiter le bienvenue en Inde. Je n'y trouve rien et reprends le métro pour New Delhi Station (Paharganj) où je ne trouve rien non plus à part un sac ridicule en tissu pour mettre mon linge sale un fois rentré. Je bifurque au bout de Main Bazar et essaye de retrouver, à tout hasard, le restaurant où j'avais mangé mon dernier repas avant de rentrer, la première fois, il y a 7 ans, et qui m'avait fait tomber amoureux du aloo palak. Le Malhotra Restaurant, je le reconnais de suite même si j'avais oublié le nom, et y commande un aloo palak. J'aime bien créer des traditions. Le meilleur aloo palak du monde !



Il est 17h (oui je n'avais pas faim pour diner maintenant mais le souvenir de m'être régalé la première fois a été plus fort) et je prends un taxi pour l'aéroport à 4h du matin. Retour au métro pour Chandri Chowk, je passe dans le marché au tissu mais les draps manufacturés sont beaucoup plus chère que ceux en commande, faudra que j'y pense la prochaine fois que je suis à Varanasi. Je rentre à la tibetan colony sans rien avoir acheté, en écoutant Beth Ditto et The Gossip parce qu'on peut-être chatte mais énervé, alors je me prends une couverture de bonze à 230Rs et regarde la fin de Friday Night Lights saison 1 jusqu'à 4h du mat.


mercredi 28 novembre 2007

From: Jaisalmer - To: Paris



 Le train arrive à Delhi presque à l'heure, vers 12h, en traversant les bidonvilles où des gens se lavent dans les égouts en plein air. Je prends le métro pour la Colonie Tibétaine au Nord de la ville mais me goure de station et marche pas mal du coup. Tout les hôtels du coin sont complets et je finis dans une chambre médiocre pour 275Rs, moi qui voulais me faire plaisir avec une chambre plus chère doté d'un balcon sur la Yamuna River c'est loupé. Il n'y a pas grand chose à faire ici et je ne trouve même pas de bague pour Hugo. Je dors une bonne partie de l'après midi et me replonge dans Friday Night Lights après un tour du coin.





Demain: Shopping (ou pas)


mardi 27 novembre 2007

B1-S8

 Je me réveille à 7h mais reste au lit jusqu'à 10h30 avant de me trainer pour un petit déjeuner sur le toit de mon ancien hôtel, les habitudes se prennent vite. J'ai prévu de prendre le train de 16h15 direct pour Delhi, et surtout de ne rien faire d'ici là.

J'y croise Yaël et un couple d'israélien que j'ai déjà croisé entre Hardiwar et Pokhara. Ils sont arrivés ce matin. Le japonais de mon safari arrive aussi, j'ai bien fait de ne pas prendre 2 nuits/3 jours de safari car il est rentré ce matin.

Je suis exténué et je ne sais pas trop pourquoi, je pourrais dormir 3 jours d'affiler, j'aurai le temps de faire ça à Paris. J'arrive à chopper une place dans le wagon AC3 (clim/3 lits par coté), 890Rs pour 19h de train que je passe à discuter en anglais avec un allemand très moche et une suisse allemande qui lit le même bouquin que moi et en est à la même page (Catch 22), et surtout à dormir.


lundi 26 novembre 2007

Hello-chocolate ?

 Je dors assez mal et me réveille plusieurs fois dans la nuit, c'est la pleine lune et on y voit comme en pleine nuit de pleine lune. Tchaï "au lit" au levé du soleil, jolies couleurs, je trainasse dans les dunes la moitié de la matinée en écoutant Björk.



On continue la balade à dos de chameau, on stoppe dans un village moyennement intéressant et grande pause pour le déjeuner à l'ombre d'un grand arbre. C'est sympa mais je pense que j'aurai pu trouver mieux comme safari. Je repars seul avec un des chamelier pour retourner en ville et change de monture, c'est nettement moins confortable, du coup moins sympathique. Je réalise à l'arrivée que la peau de mes fesses est un peu écorchée par le frottement. A l'hôtel ils n'ont plus la chambre que j'avais, toutes les autres sont médiocres et sans fenêtre pour le même prix. Je prends une chambre vraiment pas terrible mais avec un petit balcon pas loin, de toute façon je pars demain. C'est bizarre d'imaginer que dans 4 jours je serai à Paris, je suis déjà un peu rentré dans ma tête et n'ai plus trop envie d'être là.

Je me demande pourquoi pendant le safari les enfants demandent tout le temps du chocolat, on est au milieu du désert, bien sur que je n'ai pas de chocolat ! Je me demande même si ils en ont déjà vu. J'apprends que 6 bombes ont explosé à Varanasi.


dimanche 25 novembre 2007

Camel Highway



 On quitte l'hôtel vers 8h et on monte sur nos chameaux 1h de jeep plus tard. Je suis seul avec un japonais et les 2 chameliers. C'est plutôt agréable contrairement à ce que j'aurai pu penser, le désert du Thar est de type savane avec buisson et arbres éparses coupés net à auteur de museau de chameau. On y passe la journée après 2h de pause déjeuner. Je trempe mes pieds dans le sable environs 1h avant le couché du soleil, on dort dans les dunes ce soir, prés du village "Kesua" me dit le chamelier albinos qui nous guide. C'est toujours magique de grandes dunes de sables sous un ciel bleu limpide. Et même au milieu du désert, personne en vue, un gars s'approche de toi venu de nul part pour te proposer une boisson fraiche, un petit coca au couché du soleil pour 20Rs, c'est touriste à mort mais je suis un putain de touriste, merci l'Inde.



Je me couche après le levé de lune.

samedi 24 novembre 2007

The Black Vera Wang

 J'ai passé la soirée à regarder la fin de saison 3 de The West Wing et vu que je n'ai pas la suite j'ai enchainé avec Friday Night Lights. Le bruit des motos qui tournent dans un tonneau géant à coté de l'hôtel ne s'est pas arrêté trop tard mais je crois que mon retour imminent me stresse. Je m'endors vers 0h30 et suis réveillé par l'arrivée de clients bruyant à 6h30, je prends une douche, monte pour le petit déjeuner sur le toit et vois Manfred et Cordelia, mon couple d'allemands de le Spiti Vallée, sur le toit d'en face. Je passe la matinée à discuter avec eux, je suis content de les revoir. Je retourne me coucher vers 12h.



A 16h je sors me balader vers le Sun Set point, comme le nomme le Lonely Planet, en fredonnant Chicago de Sufjan Stevens, comme depuis quelques jours. Belle vue sur le fort, la petite ville, et les plaines désertiques qui l'entourent. Je dine avec mes allemands sur le toit d'un resto italien à l'entrée du fort. A Jaisalmer on pourrait être n'importe où en Afrique du nord, mais sur cette terrasse on pourrait être dans une ville fortifiée du sud de la France, ça fait chier de venir si loin pour ressentir ça.

Je me couche tôt, demain camel safari.


vendredi 23 novembre 2007

Golden City

 5h30, je me laisse embarquer par une jeep qui m'amène à Gandhi Chowk à l'hôtel Peacock, juste à coté de ceux recommandés par le Lonely. Normalement il faut éviter car on se retrouve à payer plus chère mais ma chambre est propre avec salle de bain pour 100Rs, et surtout il est 6h du mat, je me couche. Bonne douche vers 10h30, petit dèj, prévision de faire un camel safari dans le désert de 2 nuits et changement de chambre, maintenant j'ai un balcon pour le même prix.

J'envoie un e.mail à Yaël, l'israélienne de Varanasi qui devrait être dans le coin dans les jours qui viennent, pour essayer de s'organiser un safari ensemble, et part explorer la ville et le fort habité qui ressemble à un chateau de sable géant. Le fort est chouette, je prends mon temps dans les rues, je m'assoie avec 3 vendeurs de tissus de genre 17 ans avec qui je discute un bon moment, ils m'expliquent que c'est calme car les groupes viennent le matin, quand les temples Jain sont ouverts. J'y reste un bon moment à regarder passer les vaches et les américaines.



En repartant je me paume dans la ville qui n'est pourtant pas grande. Au début c'est sympa de prendre les enfants en photo pour leur montrer, en plus ils ne demandent rien, mais plus je m'éloigne du fort plus ils sont agressifs, à la fin j'en ai franchement marre. Du coup, je suis mitigé sur la ville. Si à chaque fois que je me promène on me fait chier ça ne va pas le faire, vu que c'est ma principale et favorite occupation.


jeudi 22 novembre 2007

Blue City and Neon palm tree



 Le train à 2h de retard à l'arrivée, il est donc 10h quand je débarque à Jodhpur. Je réserve de suite mon billet de train de nuit pour Jaisalmer (157Rs) et prends une chambre au Tourist Guesthouse à 200Rs, non loin de la gare, pour la journée. Le train est à 23h25.

Je me douche, je dors et pars visiter la ville et le fort vers 14h30, je ne suis pas spécialement charmé. Il fait extrêmement chaud en comparaison à la nuit froide que j'ai passé dans le train. C'est trop bruyant, pollué, j'ai hâte d'être à Jaisalmer, et espère surtout que j'ai bien fait de faire tout ce chemin pour cette ville (623kms depuis Delhi et surement autant de Varanasi à Delhi).



Devant la gare il y a des palmiers en néon, c'est étrange de penser à la déco quand tout part en couille autour. C'est la première fois dans un train que je suis entouré de touristes, c'est aussi la première fois que je ne prends pas mon billet au dernier moment, peut-être qu'on nous regroupe, sinon c'est mauvais signe.


mercredi 21 novembre 2007

Indian Journey



 Je me réveille sans raison à 4h45 et du coup passe 2h en bateau sur le Gange à partir de 5h30. C'est enchanteur et juste trop court. Je mitraille la rive et suis frustré par mon petit appareil photo Casio Exilim 7.2MP qui a besoin de beaucoup de lumière, j'aurai aimé avoir un super zoom.





Plus tard je croise le québécois du Bread of Life Bakery, on se balade puis on se fume un bédo dans ma chambre, il est un peu trop tôt pour ça.



Je checke out du guest à 12h, prends un rickshaw pour l'aéroport à 14h, l'avion a 1h de retard, j'arrive à Delhi vers 18h30, quand je propose à d'autres touristes de partager un taxi pour le centre on me regarde comme un lépreux, j'arrive à la New Delhi Railway Station à 19h45, on m'envoie de tout coté pour prendre mon billet pour au final me signaler que je ne suis pas dans la bonne gare, je prends le métro (je ne savais même pas qu'il y en avait un) jusqu'à la Old Delhi Railway Station, m'engueule avec des flics en chemin ("I think your country is a fucking joke !") ce qui les fait rire, je passe de guichet en guichet confronté à des gens plus bêtes les uns que les autres (littéralement), un gars essaye même de m'arnaquer sous prétexte de m'aider, je pète les plombs, je cours, saute dans le train de nuit pour Jodhpur à 20h45 (il part à 20h50) avec un billet assis que j'arrive à changer pour une couchette 3ème classe (145Rs + 132Rs), l'Inde c'est génial seulement quand tu es arrivé.


mardi 20 novembre 2007

Israeli Day

 Je suis patraque aujourd'hui, pas trop envie de bouger. Je vais quand même chercher mes draps à 12h comme prévu et manger des Aloo Jeera au même resto que d'hab mais je n'ai qu'une envie: rentrer à l'hôtel pour trainasser sur mon lit.

Je me suis réveillé une première fois à 5h30 et ai hésité à me faire le tour en bateau sur le Gange pour assister au levé du soleil mais n'ai pas eu le courage. En chemin je croise le couple d'israélien du groupe d'hier, je les suis sur la terrasse du Lotus Restaurant où l'on passe l'après midi avec l'autre Zig.



lundi 19 novembre 2007

McAloo



 9h, tour sur les ghats où je prends en photos les mecs qui se lavent, je tombe encore sur un resto conseillé par le Lonely fermé genre définitivement. C'est mon problème ici, la bouffe, mon estomac supporte moyen les plats indiens donc j'alterne en général, mais ici je ne trouve rien, et encore moins un resto fétiche où je peux aller tout le temps.


Je redescends vers Assi Ghat au son parfait de Nina Simone, je matte au passage, je ne sais pas trop qui je vais me taper en rentrant à Paris (même si j'ai mes espoirs) mais il va prendre...



Je prends encore des photos de pauvres, visite le Durga Temple en chemin, et achète ma ration de Good Day Cashew Cookies j'en dévore 2 paquets par jour après mon bédo du soir. Je croise un des israéliens du trip Rishikesh/Gorakhpur/Népal, on va bouffer ensemble avec des potes à lui, on y passe l'après midi avant de se faire faire des draps et d'aller manger une glace dans un Baskin & Robbins dans un centre commercial moderne sur le Mall (rue principale) avec McDo et magasin HiFi. Je finis la soirée avec Yaël, une des fille du "groupe" à discuter sur la terrasse de son guest (Sun View).



dimanche 18 novembre 2007

Casimir Pulaski Day

 Le "problème" avec Varanasi est que c'est une ville d'ambiance et qu'à part les ghats il n'y a rien de bien intéressant, je ne m'en plains pas hein mais c'est juste que c'est dure de se lever le matin du coup.

A 10h je sors enfin de l'hôtel et me dis que je vais graver quelques photos et me retrouve à passer 4h à chercher un removal tool pour virer le virus newfolder.exe de mon ipod. Putain d'ordi vérolé indien. Je me perds dans les petites rues et finis par trouver le chemin du resto végétarien d'avant hier, il est 14h40 et j'ai la tête explosé par l'ordi.



Je marche vers le nord cette fois ci, assez loin, même après le Gay Ghat, et reviens sur mes pas pour observer encore le rituel de crémation au Manikarnika Ghat. Je réussis à prendre 2 photos discrètement, d'assez loin pour rester respectueux. Finalement observer les ghats c'est un peu comme passer dans la salle de bain des gens, ça pourrait être excitant pour certains de ces indiens en slip mais quand tu vois dans quoi ils se baignent ça tue ta libido. J'ai vu un serpent sortir de l'eau aujourd'hui. C'est bien plus sympa de les voir bruler.



Retour à l'hôtel, en chemin je me renseigne pour un vol Varanasi-Delhi puis Delhi-Jodhpur pour éviter les genre 24h de train et les réduire à 4h dans les airs. Je prends un billet pour Delhi à 60€ sur SpiceJet.com mais ne trouve rien pour Jodhpur.


samedi 17 novembre 2007

Twilight

 Aujourd'hui je me sens tellement bien que je passe une partie de la journée dans ma chambre à dormir, observer les voisins discrètement, regarder la lumière changer sur les toits alentour et la brume se dissiper lentement du Gange.



Vers 16h je sors et part flâner à l'opposé du ghat principal, vers le sud, avec mon nouveau t-shirt à 1€ qui dit "no" à tout ce qu'on peut me proposer à Varanasi (boat, silk, rickshaw, ...), sauf au postcards et aux bougies/fleurs flottantes malheureusement. Je finis par me poser au Harish Chandra Ghat regarder quelques crémations de près, les pieds ou tête dépassent des buchers, c'est beaucoup plus réel qu'à la télé, plus cru, mais étrangement reposant. Je pousse la balade jusqu'au Assi Ghat, le dernier au sud de la ville.

Au bread of Life Bakery je rencontre un québécois avec qui je passe la soirée à discuter et fumer des bédos.


vendredi 16 novembre 2007

Varanasi



 J'arrive à Varanasi à 4h50, la nuit est constellée de papillons blancs, je vais directement sur les ghats voir le levé du soleil. C'est étrange, la rive opposée est entièrement déserte. Il y a des bateaux charters emplies de touristes, les marches en sont pleines aussi. Au final il y a plus de blancs en short qui prennent des photos que d'hindous en slip qui font leur ablutions dans le Gange. Je suis content d'être arrivé de nuit, le choque est surement moins intense.



Malgré tout ça l'ambiance est particulière dans la brume matinale. Je me balade avec un gamin qui vend des cartes postales. Il m'emmène visiter des guesthouses et les ghats à crémation où je n'ai pas le droit de prendre de photo. Son anglais est impeccable et il a une bonne tête, je lui propose de l'argent pour le remercier mais il refuse. Je fini par dénicher une chambre avec salle de bain privée et balcon sur le Gange au Mona Lisa Peace Collage, derrière Pandhey Ghat, pour le prix un peu élevé de 200Rs indiennes (4€) mais j'aime bien l'ambiance et la vue sur les toits alentours et les petites cours intérieures, sur 3 cotés, vaut le coup d'œil.



Je fais mon linge après une longue douche, il est 10h, et pour l'instant j'aime énormément Varanasi.

Sieste et re promenade sur les ghats. Il est 15h et un autre festival commence (Dala Chhath), les femmes chantent de l'eau jusqu'à la taille, certaines font le trajets jusqu'au Gange en se trainant à terre. Je vois même une parade de 2 travelots accompagnés au tambour.

Je m'en étais fait une montagne de cette ville, tellement de gens m'avaient mit en garde, j'avais une réelle appréhension et ai même hésité à venir au final, surtout après le calme Népal et le fait de ne pas avoir accroché avec Rishikesh, considérée par certains comme une version light de Varanasi. Pour le moment Varanasi me fait sourire, je me sens bien ici, et il ne fait pas trop chaud.



Après un délicieux Aloo Jeera au New Keshari Ruchikar Byanjan Restaurant je retourne sur le gat principal pour le puja, des enfants viennent me dire combien mon visage est beau et mon sourire doux, je devrais venir m'installer ici.


jeudi 15 novembre 2007

Back to India, ou Le dormeur du Val



 Au loin les montagnes sont totalement dégagées. Je quitte Sauraha en bus direct sans vraiment le vouloir mais c'est plus simple, 5h (300NRs). Je passe la frontière et prends un bus pour l'horrible Gorakhpur, 5h (100Rs). J'arrive en ville de nuit et vois 2 gars projeté en l'air d'une moto juste devant le bus, en accéléré, comme dans un film muet, et le bus continu, comme si de rien n'était.

J'entre dans la gare ferroviaire et il y a un cadavre allongé au sol, tout le monde s'en fous. Il doit y avoir dans les 22ans, ses yeux sont vides comme si ils étaient en plastic peint, son t-shirt est légèrement remonté et sa braguette ouverte, il a les bras pliés vers les épaules de façon ridicule et un sourire étrange. Je préviens plusieurs personnes mais tout le monde s'en fous, les gens passent, regardent, et continuent leur chemin. Je vais manger et à mon retour la salle où se trouve le cadavre est en train d'être nettoyée, entièrement vidée, et le corps est toujours là, au même endroit pendant que les employés passent de grands balais autour.

Je monte dans le train (150Rs - S3), il part à l'heure, 22H45, et je dors pendant tout le trajet. A 4h50 je suis réveillé par l'agitation dans le wagon, je suis arrivé à la cité des morts, l'endroit où l'on stoppe son cycles de réincarnation au bord du Gange, la ville la plus iconographique et la plus sacrée d'Inde, je suis arrivé à Varanasi.

mercredi 14 novembre 2007

Clap your hands say "Africa !"



 Ce matin les montagnes blanches de neige des Annapurnas sont visibles au loin ce qui donne une touche étrange au paysage de jungle et hautes herbes du parc qui fait plutôt penser à l'Afrique.

A 8h30 je suis sur le bord de la rivière, sous le carbet de paille du KC's restaurant à bronzer en écoutant Clap Your Hands Say Yeah !, opération plage journée 2. Je rachète le livre Catch 22 de Joseph Heller à Guy et fini Siddhartha dont on peu résumer la philosophie par "la paix vient dans l'amour universel de toute chose et pour cela il faut vivre reclus loin de tout", c'est super égoïste le bouddhisme en fait.


mardi 13 novembre 2007

Plage



 Je passe la journée avec Guy l'anglais sur le bord de la rivière à bronzer et me baigner. Le coin est désert, les vacances de Tihar sont finit donc plus de petits jeunes partout.

C'est vraiment étrange d'être entouré d'animaux aussi imposants que l'éléphant, et la "plage" en est pleine.



lundi 12 novembre 2007

Jungle



 Ce matin, avant de me rendre au bain des éléphants pour prendre mon petit dèj, je me renseigne pour faire un tour à dos d'éléphant dans la jungle et fini par en réserver 1 avec un homo anglais de 36 ans, qui s'est incrusté à coté de moi pendant mon pancake, pour la fin de l'après midi. On passe un bout de l'après midi à discuter et mater les petits jeunes qui se baignent en slip.

A 15h30 la promenade commence, on tombe sur un rhinocéros et son petit, des paons, des singes, un crocodile et plein de branches dans la tête. Finalement c'est moins ridicule que ce que j'aurai pu imaginer. Retour au crépuscule, bière, puis bonne bouffe au KC's.


dimanche 11 novembre 2007

Chicago



 Ce matin, après un pancake banane épicé (...), je vois mon premier crocodile et mon premier éléphant, après plus de 2 mois sur le sous continent, je vois enfin un éléphant. Putain j'avais oublié que c'était aussi imposant. Je passe la matinée à regarder le bain des éléphants dans la rivière. C'est moins magique que dans mon souvenir au Sri Lanka où le troupeau avait raversé le village pour ensuite monopoliser la rivière avec femelles et petits. Là les éléphants arrivent 1 par 1 avec leur cornac et sont monopolisés par les touristes. Ça a l'air marrant mais il y a des trucs qu'on ne fait pas seul, faudra que je revienne accompagné.

C'est un peu moins magique du coup, il n'y a pas de bébés, mais avec Sufjan Stevens - The Avalanche ça compense.

Je passe l'après midi au même endroit à rêvasser en regardant la vue sur le parc national Royal Chitwan qui s'étend de l'autre coté de la rivière. Il fait beau et chaud. Je me sens super loin et ça fait du bien.


samedi 10 novembre 2007

4 bus et 1 taxi

 Bus pour Katmandou vers 10h (15NRs), où je grimpe dans un bus pour Narayangarh (180NRs - 5h) qui part à 12h. Ce matin, dans la cour de l'hôtel Big Bell de Bhaktapur, quelqu'un a joué la musique de Soldier, le film indien dont on avait rapporté la BO lors de notre premier visite en 2000.

Je ne sais plus trop pourquoi je ne vais pas sur le toit mais j'aurai du, il y a des petits stickers d'Avril Lavigne et Britney Spears autour de ceux du Bouddha et de dieux hindou dans la cabine du chauffeur. Arrivé à Narayangarh à 17h15 je prends un minibus pour Sauraha Chowk où je dois prendre un taxi pour Sauraha même. On est en plein festival donc galère d'en trouver 1. Je finis par partager avec une famille pour 100NRs. J'arrive donc en pleine nuit et n'ai aucune idée de à quoi ressemble la ville ou mon guest. Je fume un petit bédo et au lit.

De Narayangarh à Sauraha Chowk le gars sur le toit du minibus me demande 100NRs, 50 pour moi et "50 pour mon sac", je ne paye que 15NRS en l'insultant un peu au passage. Arrivé à Sauraha Chowk il n'y a pas de rickshaw comme prévus, et le seul rickshaw vélo que je trouve me demande 500NRs pour faire les 6kms jusqu'à Sauraha. Il n'y a pas de doute, on est proche de l'Inde.


vendredi 9 novembre 2007

My Nepali Friend



 On se tripote encore un peu avec le frère dans la matinée, il n'y a pas grand chose à faire et un brouillard froid nous entoure. Peu après il me demande si j'ai une petite amie et si j'ai l'intention de me marier, me parle de ses projets à lui qui incluent une femme, je trouve cela intriguant après qu'il m'est laissé l'enculer, pas longtemps mais quand même, cette nuit. Visiblement c'est ce que font les amis, merde, je repense aux 3 petits jeunes de Bandipur qui m'avaient proposé de dormir dans leur village.

Peu après le déjeuner une petite tempête attaque le village avec pluie, éclaires, et grand vent, justement quand je pensai partir. Une accalmie me pousse sur la route où je vais devoir marcher pendant plus de 2 heures jusqu'à Bhaktapur, faute de bus. La route est belle comme d'hab, mais mes chaussures neuves s'en foutent un peu, j'ai des cloques partout.



Bon c'était bien sympa ce petit trip, un peu moins quand il m'a parlé de ses plans d'avenir qui incluent de trouver 10 000$ pour aller étudier aux USA et que bien sûr je suis invité à participer. Heureusement que je m'en fous totalement et donc passe quand même un bon moment sans me sentir concerné.

Ce soir c'est le soir des lumières, tout le monde met des guirlandes clignotantes genre noël, ou des bougies, devant chez lui pour indiquer le chemin à Lakshmi, déesse de la prospérité, qui doit visiter chaque foyer éclairé, pendant la nuit. Le 3ème jour du Tihar est le plus important et aussi appelé Deepawali. L'ambiance dans les rues de Bhaktapur est bien sympa mais les pétards et les chants des enfants qui passent de boutique en boutique vite agaçants, je mets une bougie sur le rebord de ma fenêtre de chambre d'hôtel, on ne sait jamais.

jeudi 8 novembre 2007

Dog Day

 Gautam, mon petit jeune, passe pendant le petit dèj et me propose de venir dormir chez lui avec sa famille. Le temps est splendide, je fais un rapide tour en ville pour faire quelques photos, acheter 1 bouteille d'eau, prends quelques trucs, laisse mon bagages en consigne à l'hôtel et pars avec lui pour le bord de la vallée, un tout petit village à coté de Nagarkot.



La vue sur la vallée est impressionnante, surtout de nuit. Après le repas en famille assis par terre dans la cuisine et la traite des vaches, arrive le moment du couché. Il faut savoir que sa chambre est tapissée de photo de John, un acteur indien, à moitié nu, mais malgré les petites allusions de la journée il me dit qu'il prend trop de place et que je vais dormir avec son petit frère de 16ans. Dommage, du coup je me tape le petit frère.

Aujourd'hui c'était la journée des chiens, ils ont tous un collier de fleur et une tika sur le "front". Demain c'est le tour des vaches, on est en plein Tihar, la deuxième plus importante fête du Népal après Dasain. Gautam et son frère insiste pour que je reste quelques jour avec eux, j'hésite.


mercredi 7 novembre 2007

Botox

 Le petit jeune du premier jour est passé aujourd'hui, il a eu l'air déçu quand je lui ai dis que je pensais partir demain, il habite dans un village à 1h de marche de Bhaktapur et part bosser sur Katmandou pour la journée, il me dit qu'il essayera de venir ce soir en rentrant.



Je prends un bus pour le temple Narayan, à 4kms de la ville. Le temps est mitigé mais une belle éclaircie illumine ce superbe lieu inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Visiblement le mercredi est aussi le jour des groupes scolaires au Népal. Les étais de bois peints de couleurs vives qui soutiennent les toits sont sublimes. Et les démons aux 4 coins ont de jolis grosses bites. Je flâne dans l'enceinte plusieurs heures avant de reprendre un bus dans l'autre sens, je voulais redescendre à pied mais il commence à pleuvoir et il est déjà 14h.



Retour en ville, donc, où je vais essayer des jeans mais aucun ne me convient et passe au super marché m'acheter des Chocopie et de la crème anti-ride Garnier à la cerise et au gingembre (280NRs) (cette phrase parait anodine mais ça fait 2 mois que je n'ai pas vu de super marché). J'ai 29 ans maintenant, va falloir commencer à utiliser les grands moyens.


mardi 6 novembre 2007

Demain

 Tour de la ville pendant quelques heures, à 11h30 je me pose 1h devant un ordi et lis le blog de Bradshaw, à 12h35 je suis de retour à l'hôtel, mon dos me fait mal. 2 épisodes de The West Wing saison 2 plus tard je vais m'assoir sur le dernier palier du Nyatapota, comme hier, et y passe une majorité de l'après midi. Le temps est maussade, il ne me reste que 23 jours, les maoïstes ont enlevé et tué un journaliste "officiellement", et demain j'ai 29 ans.



lundi 5 novembre 2007

Shopping and Traveling

 Finalement mon billet est valable 3 mois, je ne peux pas changer ma date de retour, donc je pense zapper Jaisalmer. Dans la boutique Adidas ils n'ont ma taille pour aucun des models qui me plait, après avoir le même problème chez Nike et Puma je trouve enfin une paire de Quick Silver sympa pour 50€. Je speed jusqu'à l'hôtel pour checker out et me pose au Diyalo pour déjeuner avant de prendre un minibus pour Bhaktapur.

En arrivant je suis un peu paumé, un jeune se propose de m'aider, on finit par faire le tour de la ville ensemble, je me demande si il n'est pas un peu pédé, surtout quand il me dit que je suis très mignon. Je n'ose pas trop faire grand chose, il a 20ans et je n'ai pas envie de le traumatiser, il dit qu'il passera me voir à l'hôtel, on verra bien.

Bhaktapur est vraiment belle, et bien plus sereine que Katmandou. Ma chambre me coute 300NRs par nuit (Big Bell), et une fois réglé le droit d'entrée de 750NRs (presque 10€) je me vois bien rester ici 3-4 jours. Je monte sur le dernier niveau du temple principal à 5 toits et regarde le soir tomber en écoutant Bande à Part de Nouvelle Vague.



Sur le retour j'achète un faux sac Puma, les fermetures du mien étant en train de me lâcher (400NRs) et je pense me prendre un jean à 10€ demain.


dimanche 4 novembre 2007

Stoned like in Kathmandu 71

 Grasse mat', envie de ne rien faire aujourd'hui. A 13h je vais me manger un truc au Diyalo et 2 français me donne leur stock de beue, va falloir que j'arrête de parler aux français.

J'avais envie de passer l'après midi à regarder les bouddhistes tourner à Bodnath mais ça veut dire traverser la ville en minibus et là tout de suite je me sens plus de goutter la beue et comater sur mon lit. Ce que je fais, putain de beue, j'arrive à m'extraire de la chambre vers 18h45 pour voir Les Simpsons le film au Diyalo avant de retourner me coucher.


samedi 3 novembre 2007

Patan

 Réveillé à 6h30 je glande au lit jusqu'à 7h30, puis baquet d'eau chaude et petit dèj raté au Kumari's Resto avec une salade de fruits dans du yaourt dégueux que je ne paye pas. Je vais prendre un pancake banane dans mon ancien guest. Les bureaux de Qatar sont fermés le samedi mais pas le dimanche (...) donc direction Patan en minibus (pas long).



Le Durbar Square (place royale) de Patan est sublime, surtout quand tu oublies de payer les 250NRs d'entrée. J'aime particulièrement le Krishna Mandir. Je me fais la ballade conseillé par le Lonely et c'est bien sympa, des petites rues, de jolis places, un très beau temple d'or, un impressionnant temple de Kumbeshwar à 5 toits...



A 12h30 j'ai tout vu et me pose dans le jardin du chic Dhokaima Café pour des spaghetti bolognaise à base de vrai spaghetti, al dente en plus (ce n'est peut-être qu'un détaille pur vous mais ici ça veut dire beaucoup). Je retourne sur mes pas 1h plus tard et vais observer le Durbar Square depuis le toit terrasse du restaurant Taleju, c'est vraiment beau, bien plus enchanteur qu'à Katmandou.

Je rentre en bus jusqu'à Kantipath, au croisement avec New Street. je m'y achète un casque pour le iPod l'officiel ne délivrant plus qu'un filet de son trop aigue et vais regarder la vue depuis le toit terrasse du Royal Park Hotel. Le soleil commence à se cacher derrière les montagnes, je vois Swayambhunath au loin, c'est assez féérique.



Sandwish devant Casino Royale toujours au resto de mon premier guest, le Diyalo.


vendredi 2 novembre 2007

Kathmandu by night



 Je ne sais pas si c'est le petit stick de beue pure que j'ai fumé hier avant de dormir (un couple de français m'a donné son stock avant de prendre l'avion) mais je ne me suis réveillé qu'à 9h. Pas d'eau chaude, ce guest me gonfle, alors quand ça me gonfle je pars. Je prends une chambre monacale au Moon Stay Lodge pour 150NRs, juste en face, hôtel qui n'a surement pas été rafraichi depuis 1973, genre "hippie/si c'est propre c'est bourgeois" mais au moins ils ont de l'eau chaude. Je vais rester finalement, je vais me renseigner pour modifier mon vol aujourd'hui.

Promenade dans Thamel où je regarde les shops, rien ne m'intéresse vraiment. Je marche jusqu'au bureau de Qatar Airways à l'ouest mais c'est la pause déjeuner et j'ai oublié mon numéro de résa à l'hôtel. Je fais les boutiques de chaussure, ne trouve rien. Il va quand même falloir que j'en achète, mes Etnies étant en train de rendre l'âme. Je vois des Adidas en cuire doré passé et les bandes en velours marron, plutôt adapté à Paris qu'à un voyage dans les montagnes. Visiblement des vrai dans une boutiques Pepe Jeans au prix de 4650NRs (en gros 50€), à méditer.

Je repasse à l'hôtel, re-bédos et pars m'assoir en haut des marches du temple Maju Deval regarder l'agitation de Durbar Square en contre bas. Des taxis, des rickshaws vélo, des porteur, des touristes, des gamins qui snifent de la colle, des militaires, et plein de gens pressé.

Je m'ennuie ici le soir, c'est trop grand pour ne pas se sentir seul au milieu de tout ce monde. Je passe 1 heure sur le net à lire le blog de Pheel, ça me redonne le sourire. Je n'ai pas envie de me coucher.


jeudi 1 novembre 2007

Spring in Manhattan

 Levé à 7h, je descends pour un petit dèj vers 8h30 et fini par fumer des bédos avec 4 français et un bébé, mauvaise idée.



Je change de chambre pour une triple sans salle de bain à 250NRs et pars à pied pour Swayambhunath, un autre stupa plus petit et plein de singe sur une colline surplombant Katmandou. Je grimpe les (beaucoup trop) de marche pour arriver au sommet et me ballade sous les drapeaux à prière avec Madeleine Peyroux et Chet Baker, ça donne un cachet printemps à Manhattan à ma promenade que j'aime bien et moins mystico-sirupeux avec les shops de CD qui diffusent en boucle Om Mani Pedme Hum (mantra bouddhiste) chanté façon new age.



Je passe l'après midi à regarder les singes et les touristes. Je rentre de nuit en pleine coupure de courant, la ville est calme et dés que j'arrive au Durbar Square tout se remet en route, c'est la cohue, ça me donne mal au crane comme à chaque fois, il faut que je change de coin/ville, je vais essayer de dormir à Patan demain.



Je me fais des tagliatelles au épinard fades au ganesh Restaurant dans Freak Street.


mercredi 31 octobre 2007

Katmandou

 "No longer i want to begin my thoughts and my life with Atman and with the suffering of the world. I do not want to kill and disect myself any longer, to find a secret behind the ruins."

Siddhartha - Hermann Hesse (p.46)


 Douche chaude à 7h30, petit banana pancake à 8h, et je suis à Katmandou, ça c'est la vie.

Je pars visiter Pashupatinath à l'ouest de la ville (ensemble de temples super vieux) en traversant Durbar Square (ensemble de temples super vieux). Les éboueurs portent des t-shirts Craig David, je vois qu'il y a une hiérarchie du chanteur ringard.



C'est beau, je zappe les 250NRs d'entrée en escaladant par les gaths, vue que je n'ai pas le droit de visiter les temples en tant que non hindou, je trouve que ça fait chère le droit de passage. Je regarde les gaths à crémation et les sadhous faire les pitres pour quelques roupies.



Je monte ensuite dans le Parc aux Daims regarder la bite à Shiva avant de me diriger vers le "temple du vagin de la déesse" que je n'ai pas le droit de visiter bien sur, le tout me mène sur la route de Bodhnat, l'immense stupa, symbole du Népal.



Les touristes indiens sont vraiment irrespectueux, si un blanc faisait la moitié de ce qu'ils se permettent dans un temple hindou il serait lynché de suite. En fait je crois que je ne peux pas blairer les indiens, c'est vraiment des gros cons, bon on va tempérer, on va dire la classe moyenne, histoire de ne pas émettre un jugement rapide sur 1 milliard 2 de personnes.

Je tourne 7 fois autour de la stupa, dans le sens des aiguilles d'une montre, putain je suis à Katmandou !!!



13h, je me pose pour des momos patates/fromage dans un petit resto tibétain vraiment agréable (Double Dorje Restaurant) où je passe un bout de l'aprèm à discuter avec 2 français. A 15h je retourne sur le stupa m'allonger pour regarder les drapeaux à prière se débattre dans le vent et les gens tourner, au bout d'un moment j'ai l'impression que c'est le stupa qui tourne. Je suis zen et bien.



Minibus-taxi pour rentrer, arrivé au boulevard Kantipath je me goure de chemin, je dois retraverser Thamel pour rentrer, je suis mort en arrivant.

mardi 30 octobre 2007

Dead Man Walking




 7h: Réveil - 7h30: Banana pancake et banana lassi - 8h: Baquet d'eau chaude - 8h30: Une petite parade hindou passe dans la rue - 9h: Je me branle - 9h30: Je saute dans une jeep pour Dumre - 9h32: Des maoïstes me réclament de l'argent pour les "martyres", je refuse - 10h: Je grimpe dans un bus pour Katmandou, le temps est incertain donc je vais à l'intérieur - 10h01: Un gars essaye de me faire payer le double du prix (Payé 150NRs) - 10h05: Pause petit déj de 20 minutes (...) - 11h: j'arrache le câble de la baffle au dessus de ma tête - 15h: Arrivée en bordure de Katmandou, 1h de bouchon - 16h: Je débarque à la gare routiére, je pars à pied - 16h45: ma valise se fait rouler dessus - 17h: Je suis dans Thamel (quartier principal et touristique de Katmandou), c'est le bordel, tout les cyclos pousses ont un t-shirt de Britney et il y a des français tout les 2 mètres - 17h30: Je suis dans ma chambre à 320NRs avec salle de bain privée au dernier étage du Annapurna Lodge dans Freak Street - 17h35: Panne de courant - 17h42: Douche chaude froide - 18h15: Le courant revient - 18h30: Je passe 1 heure sur internet - 19h45: Je commande des spaghetti Carbonara au resto de l'hôtel - 20h30: Je suis au lit.


lundi 29 octobre 2007

The Brotherhood of Unfulfilled Early Promise

 Je finis le McInerney dans l'après midi, installé au soleil sur le tundikhel, après avoir passé la matinée à le bouquiner au lit. Les montagnes sont de nouveau cachées par les nuages.

Tour les jours vers 16h, et de nouveau à 17h, quand le soleil se cache derrière la colline qui domine le village, un groupe de femmes chante en faisant tinter des timbales dans un baraquement en face de l'hôtel, à l'entrée du village, je me pose en terrasse coté rue et regarde l'animation, les enfants qui jouent, les chiens qui se battent, demain je file à Katmandou, je me demande encore où je vais passer mon anniversaire.

Je commence Siddhartha de Hermann Hesse en anglais à la lueur d'une bougie, que j'ai acheté à Chris quand on était à Pokhara, et ai du mal à le lâcher. J'écoute Thievery Corporation - The Mirror Conspiracy, il commence à faire frais, les épiceries de main bazaar ferment leur volets de bois et le calme emplie la rue, il est 18h30, je suis bien.


dimanche 28 octobre 2007

Un Dimanche au Népal

 Je bouquine dans ma chambre "Bright lights, Big city" de Jay McInerney, en anglais, je me suis levé tôt ce matin mais n'avais aucune envie de faire 6h de bus aujourd'hui. Balade dans le bas du village vers 12h pendant 1h, les rues sont remplies d'étudiants pré-pubères en uniforme, c'est étonnant pour un si petit blède mais d'après ce que j'ai compris une école réputée à ouvert dans le coin.

Pepsi et cheese toast au Bandipur Café en face du temple principal en écoutant Hu Huh Her de PJ Harvey, je vais aller faire un tour au tundikhel pour voir ce que donne la vue. Ce n'est pas encore totalement ça mais je peux voir les sommets du mur de montagnes qui s'étend devant moi, ça semple irréel.



Je passe l'après midi à rêvasser au soleil sur le tundikhel au son de Sia et Sigur Ros. Au Népal aussi les mecs hétéros se font des câlins, j'ai vraiment envie de revenir avec un gars pour le prendre dans mes bras en publique quand j'en ai envie, que tout le monde trouve ça normal, et baiser toutes les nuits dans l'intimité de notre chambre.



Au retour je croise les femmes qui partent ramasser les pommes de terre et toujours des enfants qui veulent que je les prenne en photo pour ensuite leur montrer sur le petit écran.

Je me suis vraiment détendu aujourd'hui et n'ai pas vraiment l'envie de retrouver la cohue d'un grande ville je vais rester une journée de plus et partir mardi. Je passe le couché de soleil sur la terrasse coté vallée à lire le McInerney, qui est vraiment drôle, et attendre mes momos en écoutant Sufjan Stevens - Greetings from Michigan the Great Lake State. Je regarde un épisode de Mad Men avant de dormir, c'est vraiment excellent.


samedi 27 octobre 2007

Faux Nuages

 Je reste au lit un bon bout de la matinée, le village est au milieu des nuages. Je finis enfin le livre Beloved de Toni Morisson, que j'avais un peu délaissé, pendant mon long brunch.

3 suisses allemandes et une juste allemande m'invitent à marcher jusqu'à Dumre (5kms) à travers foret, j'accepte, la balade n'a rien d'extraordinaire mais en chemin on aperçoit l'un des pics blanc de neige éternelle des Annapurnas que l'on prend pour des nuages au début tellement ils sont hauts. J'imagine plus facilement combien la vue doit être imposante par temps découvert.



J'hésite à partir demain pour Katmandou.


vendredi 26 octobre 2007

Brume



 Je ne suis plus entouré par la brume désormais mais en plein dedans. Je change de chambre pour celle au dessus avec un mini balcon et près d'une salle d'eau qui ne se trouve pas au milieu du restaurant donnant sur la rue, pour le même prix.

C'est censé être la meilleure période pour visiter le Népal, cette putain de brume gâche un peu le plaisir mais je n'ai pas spécialement envie de retourner en Inde.



Je refais le tour du village jusqu'au Tundikhel (ancien champ de foire) à 5 minutes de marche du centre après une bonne sieste jusqu'à 11h30. Je passe par le temple Khadga Devi Mandir où l'on voit encore les traces de sang des sacrifices de Dasain sur le sol. Fried Rice au guest et lecture puis à 15h marche jusqu'au sommet du mont Gurungche qui surplombe le village, malgré la dorénavant légère brume je distingue les lignes de montagnes qui s'étendent à l'infini. Je regarde les parapentes et les libellules virevolter au dessus de la vallée en écoutant Damien Rice.



C'est étrange d'être de nouveau seul, surtout le soir, au moment du diner, mais je n'ai pas pour autant l'envie de parler avec les touristes présents, je reste l'iPod vissé aux oreilles et j'observe. Le budget est plus léger sans les bières aussi. Je dine d'une soupe au potiron à la lueur d'une bougie, le courant nous ayant lâché, il n'est même pas 19h.

jeudi 25 octobre 2007

Rouge ou "You're not married ? You're not interested in sex ?"...

 Finalement Claire change d'avis (encore) et reste pour trekker, je prends le bus (toujours sur le toit) pour Dumre (100NRs) où je dois prendre une jeep pour Bandipur (20NRs) vers 12h. 2h30 plus tard on est bloqué à Damauli par une ridicule manif des maoïstes, je me demande comment on peut croire récolter des votes en bloquant la circulation, surtout que ce n'est pas ici que la télé ou les journaux vont se déplacer, il fait super chaud en plein soleil sur le bus, ça dure 30 minutes. Il faut savoir que les maoïste rackettent les touristes d'un permis de passage sur les treks, il y a même des témoignages de contraintes physiques. les élections sont dans 1 mois, ça promet, je suis passablement agacé.



A 16h je débarque à Dumre et choppe de suite une jeep qui monte à flanc de colline jusqu'à Bandipur, je suis sur le toit compressé à 3 gamins de 17ans (no comment) qui me parlent de sexe, bon surtout de mariage en fait. Ils me proposent de venir avec eux dans leur village mais je décline ayant vraiment envie de voir Bandipur et malgré le regard explicite de l'un d'entre eux qui passe le trajet à me renifler le bras.

Le village est super beau et calme, la circulation y est même interdite, je prends une chambre passable avec une belle vue (photo 3 et 4) au Bandipur Guest House pour 250NRs et pars me balader. Le brouillard m'empêche de voir la chaine du grand Himalaya, encore, mais j'ai bien envie de rester ici plus de 2 nuits comme prévus initialement.

Je regarde 2 épisodes de The Shield saison 6 après avoir diné de momo, je suis de retour dans le voyage.


mercredi 24 octobre 2007

Leech



 Ram nous quitte, on prévois de se revoir à Chitwan où il est volontaire dans un orphelinat pour 2 semaines dans le cadre d'un voyage package tout compris: sports extrêmes/misère/Tibet. Le temps n'a pas changé donc je reste tard au lit. On décide de quand même faire la marche jusqu'à la World Peace Pagoda avec Claire, 3h en ville puis à travers la forêt, on passe devant la rivière où tout le monde lave son linge.



Claire se fait attaquer par une armée de 2 sangsues, photo du Bouddha, on redescend par l'autre côté pour prendre un bateau et retourner à Lakeside, on tombe sur un gars d'une 50taine d'années originaire de Katmandou en vacances à Pokhara avec sa famille et parlant un français parfait sans accent, il nous fait essayer l'alcool de Millet, c'est étrange.



Ce soir on se refait le steak du Moon Dance avec du vin rouge pour dire au revoir à Chris qui reste ici se faire un trek, Claire a laissé tomber l'idée après aujourd'hui et les sangsues, on décide de continuer le chemin tout les deux jusqu'à Bandipur, je commence à un peu avoir envie de revoyager seul mais c'est tellement plus simple de rester ensemble.

Je bois un verre avec les israéliens du train Haridwar/Gorakhpur que je croise un peu tout le temps depuis 3 jours, on prévois de se voir à Katmandou.


mardi 23 octobre 2007

That's the temple ?!



 Après un long petit déjeuner on part se balader dans la vielle ville Claire, Chris, "Ram" (l'anglais) et moi, c'est sympa de mater leur cul à volonté. On ne trouve nulle part des t-shirt Britney Spears qu'on voulait s'acheter pour faire couleurs locales. Retour à Lakeside vers 16h, Mixed fruit lassi (80NRs) puis tour en barque sur le lac (1h - 200NRs sans batelier) sans Chris. C'est toujours brumeux donc pas de tour en altitude pour voir les Annapurnas, encore un fois, j'espère qu'il fera beau demain.



lundi 22 octobre 2007

Patpong Ping-Pong Pussy Show

 Chris est assez sympa pour se balader à moitié nu dans la chambre, jolies fesses, joli corps, je vois même sa bite par l'échancrure de sa serviette, dommage qu'il soit hétéro, je suis vraiment en manque de sexe, ou plutôt de câlins.

Après un énorme petit dèj avec vue sur le lac au Amrit Restaurant je retourne me coucher avec mal de crane et nausée jusqu'à 14h30. Balade en ville et sur les bords de l'eau seul avec le iPod, la berge en face est envahie par la jungle et celle ci par les boutiques de trekking et les restos pour touriste. Une légère brume couvre l'horizon et nous dissuade de faire la marche jusqu'à la pagode de la paix qui surplombe le lac et la ville.



Je me pose dans un parc face au lac et écris dans mon journal, 2 gars me baratinent à propos de bijoux et que je peux me faire 10000$ en 2/3 jours, exactement une des arnaques décrites par le Lonely Planet. De retour au guest je suis accosté par un petit anglais mignon de 18 ans tout perdu avec un t-shirt Guns & Roses, il s'invite à diner avec nous, il est terrorisé à l'idée de rester seul, il semble avec un gros blues du pays. On va au Moon Dance tout les 4 pour un succulent vrai steak à 300NRs, on s'explose le ventre et les papilles, c'est jouissif. Bonne rigolade.


dimanche 21 octobre 2007

I am Leonardo DiCaprio the king of the world ! ou Fly Away

 Finalement le bus de 9h30 ne part que plein aujourd'hui et il n'y a personne dans le coin, on se fait déposer à la jonction avec la route principale avec Claire et Chris l'allemand, à peine débarqué de la jeep le bus pour Pokhara venant de Butwal passe, on grimpe sur le toit, 200NRs. Rizières, montagnes couvertes de végétation, et rivière vert émeraude. C'est excellent pendant les 4 premières heures que sont supposées durer le trajet mais les 3 suivantes sont agaçantes. Surtout quand il se met à pleuvoir sur la fin, pas trop, mais quand même. Sur le chemin tout le monde à un gros tika mélangé à du riz sur le front pour le festival.



On arrive enfin à Lakeside, on passe 1h à chercher une guest avec 3 chambres simples sous une pluie de mousson, la plupart sont complètes, on est en pleine saison touristique. Finalement Chris et moi en partageons une au Amrit pour 200NRs chacun (2€40) et Claire une dans un autre hôtel. On dine tout les 3 à l'hôtel parce que les autres resto sont trop chères. La ville ressemble à Khaosan Road à Bangkok pour le moment, une rue avec des bars bruyants, des shops partout, et plein de blancs, mais les locaux sont vraiment adorables.


samedi 20 octobre 2007

White Lake ou An (Almost) Rainy Day



 Ce matin la vallée n'est pas brumeuse comme à son habitude qui lui a value le nom de white lake. A 5h du matin une mini parade passe dans la rue, c'est le plus important festival de l'année: Dasain qui commence, avec sacrifices d'animaux dans les temples et qui dure 3 jours, la majorité des shops sont fermés. Le Nanglo n'ouvre que 3h aujourd'hui, on y prend un petit dèj puis rebalade, il n'y a pas grand chose à faire d'autre. De gros nuages gris menacent la ville en début d'après midi mais rien ne vient, j'ai envie qu'il pleuve, je me sens comme un jour de pluie, j'ai envie de rêvasser en écoutant Antony & The Johnsons sur mon lit et regarder les gouttes tomber. Raté.




vendredi 19 octobre 2007

Failled Pop Stars

 Beaucoup de jeune portent des t-shirts à l'effigie d'Avril Lavigne et Britney Spears, voilà où finissent les stocks d'invendues du merchandising des starlettes du début des années 2000. Promenade dans toute la ville toujours avec Claire, la québécoise de 45ans du train. On monte jusqu'au bouddha en haut de la colline, très belle vue, et retour au Nanglo pour un hamburger de buffle.



Je m'achète un châle pour remplacer mon paréo, tour sur internet puis jusqu'au tundikhel (ancien champ de foire) qui domine la vallée. Sur le retour à l'hôtel je croise un des allemands rencontré à Lamayuru (Ladakh), on passe du coup la soirée au Nanglo puis sur la terrasse du White Lake Hotel à boire de la bière népalaise en parlant clichés nationaux et sexe.

J'ai envie de décaler mon billet retour de 3 semaines, histoire de prendre mon temps au Népal et de passer à Jaisalmer avant de rentrer.


jeudi 18 octobre 2007

Little Baby Swastika on the Wall

 Je rêve que je suis le réalisateur d'une pub l'Oréal avec Lindsay Lohan où tout est orange et satiné, je suis surement en manque de gossip.



3 bus pour enfin arriver à Tansen, j'oublie mon paréo dans l'un d'entre eux et entre Butwal et Tansen je voyage en classe "balcony", c'est à dire sur le toit, la vue est grandiose. On pose nos valises au Gautam Siddhartha pour 150NRs (un peu moins de 100Rs Indien), il est 15h, balade en ville, petit veg momo dans le jardin du Nanglo West, resto vraiment agréable dans une maison newar (typique du Népal)

Le soir on y retourne diner de la viande de buffle, cette fois ci à l'intérieur décoré avec gout comme une maison traditionnelle, le plus beau restaurant où j'ai manger depuis le début de ce trip. L'atmosphère de la ville est vraiment agréable, je sens que je vais aimer le Népal.


mercredi 17 octobre 2007

Train (Jour 2)

 Le train stoppe un peu trop longtemps dans les petites gares où personne ne monte ni ne descend, la route est belle mais je sens que ça va être encore long. Vers 14h on arrive enfin, on mange un bout avec mon groupe et essayons de négocier une jeep mais ça foire. Je les quitte et prends un bus avec une québécoise. Rizière gorgés d'eau à perte de vue, la route est superbe mais longue, on arrive de nuit, au alentour de 20h30, à la frontière. (80Rs Gorakhpur/Sunauli) Visa rapide et nuit dans un guest plutôt craignos pour 100Rs Indien.

Je suis au Népal !


mardi 16 octobre 2007

Train



 Bus pour Haridwar vers 12h30, première gare ferroviaire, j'avais oublié l'effervescence des gares indiennes. Je réussi à obtenir une place "emergency" dans le train direct pour Gorakhpur à 17h et qui arrive demain à 8h pour une fortune (1467Rs) en place assise je crois, je sens que ça va être long.

Le train a 4h de retard et fini par arriver à 21h, j'ai été manger en ville avec un groupe d'israéliens et on a fini par jouer aux cartes sur le quai. Finalement la Second AC est vraiment bien, ils nous donnent même des draps propres, juste dommage que ça soit infesté de cafards, je dors par intermittence jusqu'à 11h le lendemain.


lundi 15 octobre 2007

Let's go to the beach !

 Je passe la matinée à la "plage" juste après Lakshman Jhula à me faire bronzer, je trempe les pieds dans le Gange mais c'est bien trop froid pour que je me baigne comme les autres touristes. Je me fais vite chier alors je retourne à l'hôtel prendre une "douche" (baquet d'eau froide). Je ne suis pas sur de vraiment aimer Rishikesh, c'est trop new age pour moi, perso je trouve que la religion en général est un beau paquet de conneries et de voir tout ces blancs habillés à l'indienne avec un point rouge dégoulinant entre les yeux me fait doucement rire, la plus part trouvent la chrétienté ringarde et ne s'intéressent à l'hindouisme que parce que c'est exotique et coloré, comme à Disney Land, mais ça reste une connerie de religion, suffit de regarder comment les hindoux se traitent entre eux pour voir que ce n'est que du folklore et que ça n'a pas grand chose de spirituel. Sincèrement l'illumination mystique indienne n'est que le résultat de l'extrême fatigue dut aux longues heures de transport, de la chaleur, et de problèmes d'estomac.

J'en discute avec des anglais un bout de l'après midi, balade, diner avec Tom, je pense que je vais essayer de bouger vers le Népal demain, pas envie de Varanasi pour le moment.



dimanche 14 octobre 2007

Shitty day

 Je dors toute la journée vaguement nauséeux et malade.


samedi 13 octobre 2007

Sunset on the Ganga ou "Shiva was doable though"

 Paonta Sahib - Dehra Dun (30Rs/1h30), Dehra Dun - Rishikesh (27Rs/1h30)



Je décide de marcher depuis la gare routière et traverse donc la ville à pied avec mon bagage (genre 1h), arrivé à Swarg Ashram je me dis qu'il faut que j'envoie un e.mail à Tom l'israélien qui doit être dans le coin et là je tombe sur lui. Je prends une chambre spartiate dans son hôtel (150Rs) et on part faire un tour jusqu'à Lakshman Jhula. Il fait bien chaud et je suis un peu dans les vapes depuis ce matin, je mange un bol de purée et repart pour Swarg Ashram pour le puja du soir sur les bords du Gange qui est plutôt sympathique.



vendredi 12 octobre 2007

Sikh



 Je quitte Shimla vers 9h30, Kruder & Dorfmeister, et environs 7h plus tard j'arrive à Paonta Sahib (137Rs), j'étais malade ce matin mais les cachets ont l'air d'avoir marché. A peine arrivé je suis adopté par une famille sikh en vacances qui m'aide à trouver refuge au Gudwara (temple sikh) tout en marbre blanc, du coup je me retrouve avec une chambre gratuite pour 4 personnes avec salle de bain (bon faut faire une donation quoi) face à la rivière. Il fait beaucoup plus chaud dans le coin, enfin j'ai quitté les montagnes.



Je regarde le couché du soleil sur la Yamuna river, la ville est infestée de moustique et pas spécialement intéressante.


jeudi 11 octobre 2007

Rien 2

 Aujourd'hui je suis resté au lit, j'ai remangé un sandwich au fromage grillé et ai bu un coca, la terrasse du restaurant a été attaqué par une horde de babouins, une journée banale. J'ai super envie d'être de nouveau à Srinagar pour me faire draguer.



mercredi 10 octobre 2007

Let's go to the Mall !

 Réveille à 6h, l'habitude, je lave du linge, regarde des conneries à la télé et sors vers 12h30. Le temps est superbe et The Mall bondé. Internet pendant 2h puis sandwich au fromage sur une terrasse au soleil, puis balade et encore internet.



Hier avant d'être riche à nouveau (j'ai enfin trouvé un distributeur) j'étais arrivé à 300Rs (6€), du coup j'ai envie de faire du shopping, genre acheter des chaussures, un jean, une télé plasma, mais finalement je n'ai rien trouvé, dommage.


mardi 9 octobre 2007

Clean Sheets



 Réveillé par les hauts parleurs du temple qui beuglent de la musique pré-enregistrée genre pop religieuse à 5h30 pendant 1heure, baquet d'eau chaude à 7h, tour dans le "merveilleux village perché au dessus de la vallée" selon le lonely qui a surement disparu sous les constructions en béton à plusieurs étages qui bouchent la vue. Petit dèj devant les news en hindou, je ne vais pas rester longtemps je pense. Je visite le temple, il est en rénovation et la tour qui à 800ans semble neuve. Dans l'autre tour je vois les statues en argent, c'est joli mais bon, pas sur que ça vaille le déplacement.





7h de bus jusque Shimla avec un changement à Jeori, c'est long, je trip sur Metric, Le Tigre, Salad, je vois mes premiers singes en chemin. Arrivé en ville je revois Manfred et Cordélia, mon couple d'allemand 50naire, que j'avais perdu de vue à Kalpa. On se prend un bon hôtel à prix cassé, où je me reprends la tête avec l'allemande nuche qui m'a encore suivit jusque là. 300Rs pour une chambre avec balcon privé, baignoire, draps propres, télé satellite, et vue sur la vallée, je ne vais plus bouger de là ! (Woodland Hôtel)

On se paye un vrai café sur The Mall, la rue principale, la ville est vraiment british, ça change, je ne me sens plus trop en Inde, mais l'ambiance n'est pas géniale.


lundi 8 octobre 2007

"Blue" ou 23 going on 16



 J'attends le soleil dans mon lit, cette nuit le tonnerre à fait gronder le sol à 3h14 du matin, ou alors c'était un tremblement de terre. Vers 8h je m'habille et pars visiter Kamru, le petit village accroché à un bout de montagne abrupte juste au dessus de Sangla, le soleil vient et part, il pleut un peu. Dans une rue je vois un garçon de loin, il a l'air beau, j'arrive à le prendre en photo discrètement de dos, j'ai envie de bras autour de moi, de sentir quelqu'un respirer sur ma nuque, quelqu'un qui me mange le cou, de mon sexe collé à une cuisse chaude, de sentir la peau d'un dos sous mes doigts, d'avoir un corps qui se cambre sous mes assauts.



Du coup aujourd'hui je ne dis pas bonjour à tout le monde dans la rue, je regarde ailleurs, j'écoute de la musique, je pense à "23 going on 16" qui m'aura surement oublié dans 2 mois, et à ceux d'avant que j'aurais dû serrer plus longtemps.

Je suis assis dans un restaurant en écrivant cela, et je réalise que la femme de l'autre coté de la rue au drôle de visage n'a plus de doigts, la lèpre, et je me dis ouais ok moi j'ai qu'à me branler pour aller mieux, merci l'Inde.

Tour dans le village typique puis bus pour Jeori à 12h30 (60Rs), avec la vielle lépreuse qui me fait plein de sourire, à 50 bornes de Rampur la route devient grandiose, changement direction Sarahan (12Rs) que j'atteins à 18h. Le temple Bhimakali "qui passe pour l'un des plus beaux exemples d'architecture de l'Himachal" (dixit Lonely) est imposant. Je suis vanné, envoie chier l'allemande un peu nuche de 36ans amoureuse d'un indien rasta qui semble s'accrocher à moi depuis Chitkul et le gérant du Temple Guesthouse qui comme son nom l'indique est censé être l'hôtel du temple, et pas un attrape nigaud trop chère pour ce que c'est, et trouve 100Rs par terre en sortant, good karma.

Je trouve une piaule correcte à 150Rs en face du temple et me prends de très bon veg momo et un coca au Rajan Chinese Dish devant un film indien pour ado sur "Sarahan One". Je me pose à la fenêtre de ma chambre et regarde les chauves souris voler dans les lumières du temple qui abritait des sacrifices humains. Je n'ai pas envie de dormir.


dimanche 7 octobre 2007

Too cold

 Je me réveille avec le soleil sur moi, j'ai bien fait de changer de chambre, le ciel est limpide mais le vent venu du Tibet est glaçant, je remonte sur le colline qui surplombe le village et observe de loin les hommes faire les danses traditionnelles en chantant que j'ai manqué hier.



Aujourd'hui je retourne à Sangla, il faut que je sois à Shimla dans 3 jours maxi car je suis à court d'argent, il me faut un distributeur automatique. J'ai donc dépensé environs 21000Rs/400€ en 1 mois, compris le billet d'avion Delhi-Srinagar (60€)

Promenade puis bus pour Sangla à 14h, en fait la rue principale est un mauvais décor de théâtre, tu te faufile dans un passage entre deux bâtiments neufs et hideux, un passage qui ressemble beaucoup à une rigole d'égout et tu te retrouves dans un joli petit village Kinnauri avec les maisons les unes sur les autres, typiquement un truc qui devrait être précisé dans le Lonely mais non.



Je me sens loin de tout, un truc ici me pousse à m'enfermer dans ma chambre et regarder mon iPod, je me branle en pensant à Michael Ealy dans Sleeper Cell.


samedi 6 octobre 2007

The hills have eyes

 Levé avec les yaks aux premières lueurs du soleil, le ciel est d'un bleu unit parsemé de petit nuages, je pars marcher vers le Tibet, jusqu'au dernier check point autorisé, au son d'Amy Winehouse, Belle & Sebastian, Beth Gibbons, le Wu-Tang Clan...



Les arbres sont jaunes et les buissons rouges, couleurs d'automnes, qui contrastent bien avec les monts blancs qui nous dominent, des yeux sont dessinés par la neige et m'observent. Après 2h de marche dans la montagne puis à travers champs je vois que l'autre bout de la vallée, où se trouve le village, est couvert de nuages pluvieux, il est 9h30.

Je rebrousse chemin 1h plus tard, cette vallée est vraiment belle mais je me demande si je n'en ai pas fait le tour et si le froid qui est revenu ne va pas me chasser de là aujourd'hui. Après un long repas au Thakur qui a un salon vitré avec une vue sur la vallée et est le seul resto ouvert, je décide de rester, le brouillard nous entour, le soleil ne fait que quelques rares apparitions, et le vent est glacial mais j'aime l'endroit. Vers 13h je retourne au Raj Guesthouse et échange ma chambre avec salle de bain commune sur le coté de la maison dans le froid et sans eau chaude à 100Rs contre une avec salle de bain/douche eau chaude et petite véranda au soleil avec une vue à 180° sur la vallée pour 200Rs (4euros), la meilleure chambre du village, au diable l'avarice. Je reste à l'abri du vent et regarde par la fenêtre, cela fait 1 mois aujourd'hui que je suis en Inde.



Ce soir c'est Phulech, la fête des fleurs mais les touristes ne sont pas les bienvenus. On mate un peu de l'extérieure de la cour du temple avec une allemande, tout le monde est en tenue traditionnelle mais il fait vraiment trop froid dans la nuit noire pour attendre les danses.


vendredi 5 octobre 2007

Chitkul under the thunder

 Le temps c'est aggravé, je me rends au bus stop sans savoir si je continue dans la vallée ou si je rebrousse chemin et commence la route vers le sud. Finalement une belle éclaircie me décide sur le chemin de Chitkul (1h - 3450m), la route est adorable, c'est le mot, ça ressemble aux estampes japonaises, je suis content d'avoir poussé un peu plus loin, les villages sont charmants, et Chitkul vraiment beau malgré les nuages bas et le tonnerre qui gronde, je reste ici 2 jours quoiqu'il arrive et peut-être 3 si il fait beau. Je kiffe ma race même sous la pluie.



jeudi 4 octobre 2007

The good, the bad, the queen, and the himalaya

 Je me réveille à 6h, douche à 7h, bus pour Rekong Peo à 9h30, le gars qui me stoppe au mauvais arrêt, pas de bus pour Sangla avant 13h, certains gars scotch sur moi, y'a plein de sadhous, c'est bon, je crois bien que je suis en Inde maintenant.

Jolie route, impressionnante (on roule vraiment à flanc de ravin) mais moins féérique que ce que laissait prévoir le Lonely Planet. A l'arrivée à Sangla je me suis demandé "mais qu'est ce que je fous là", la rue principale est un cauchemar, mais un suisse essaye de me rassurer en m'assurant que c'est plus beau autour, me trouvant un hôtel pas trop naze et en me faisant fumer. Je suis vanné et le temps est couvert, si c'est comme ça demain je me barre vite fait.

Putain ça m'a pris 1 demi journée pour faire 50 bornes et maintenant il pleut, je mange des biscuits à la noix de cajou en regardant The West Wing, que je trouve un peu gniangnian par moment quand même, sur mon iPod.


mercredi 3 octobre 2007

Bande à Part

 Je me balade dans le village après être passé vite fait sur internet signaler que je suis toujours en vie. Le temple hindou/bouddhiste est sympa, l'architecture kinnauri me fait penser au Japon moyenâgeux, si Tom et Theresa ne m'avaient pas attendu ici je serai bien resté une journée de plus à Nako qui était plus sympathique (mais sans le net)


(C'est de la beue que l'on voit sur la deuxième photo)

Re-balade sur la route sinueuse en bas du village sur Bande à Part de Nouvelle Vague, j'ai besoin d'être seul, une vielle femme m'offre une pomme.

J'ai passé l'après midi dans le jardin du Chini au soleil à prévoir mon parcours qui passera surement par Rishikesh dans l'Uttaranchal avant de rejoindre Varanasi et le Népal en écoutant Philip Glass - The Hours.

Vers 16h30 je me fais 5 des meilleurs samosas du monde (je suis sur qu'il fout de la beue dedans) toujours ceux du dabah miteux un peu avant le seul point internet du coin (un ordi à coté de métiers à tisser)


mardi 2 octobre 2007

A tarantula in my bedroom

 Je me réveille au son de la musique indienne (de merde) du gérant du guest à 8h30, après lui avoir gueulé un bon coup dessus je fini ma lessive et retrouve les français, journée à se balader dans la montagne, toujours à 5 puis 3, beaucoup de très bon samosas et beaucoup de bèdo en tripant sur la vue impressionnante des montagnes alentour.

Sinon y'avait une tarentule dans ma chambre aujourd'hui.


lundi 1 octobre 2007

Weeds' Cows

 6h12, l'atmosphère dans la tente est gelé, bien que je me sois couché tout habillé sous les 2 duvets j'ai fini juste avec mon t-shirt à manche longue, j'aime bien dormir les couilles à l'air même par moins 15.



Le soleil se lève à peine et les plantes sont couvertes de givre. Je me balade, à 9h, quand le soleil est déjà bien haut, les chèvres et les ânes sortent des maisons pour rejoindre la montagne, c'est la cohue dans les rues sinueuses du village de pierre.

*


Sur la route les eaux turquoises de la rivière Spiti se mélangent avec celles marrons d'un fleuve venu du Tibet pour donner l'eau kaki clair de la Sutlej, beaucoup de villages à flanc de montagne, je suis installé à la place du mort dans le bus (77Rs - 6h), la vue est splendide, Ultra Orange et Emmanuelle.



A Rekong Peo on saute dans un autre bus pour Kalpa (7Rs - 30 minutes). Arrivé au village je rencontre deux petits français de Savoie qui parlent beaucoup mais avec qui c'est cool de fumer des joints en regardant la vue époustouflante. Le village est un peu envahie par les constructions modernes mais les maisons traditionnelles kinnauris sont superbes, les rues sont pleines de beue qui pousse comme de la mauvaise herbe et mangé par les vaches, et les champs sont couverts de pommes rouges.

Plus tard je retrouve Tom et Theresa, on passe la soirée tout les 5 dans le jardin de notre guest (150Rs - Chini Bungalow)


dimanche 30 septembre 2007

"A place out of the bible"

 Petit déj avec "Sagi" l'israèlien au même restaurant que tout les jours, j'y rencontre un couple avec qui je vais discuter sur le chemin de Nako (55rs), ils vont directement sur Rekong Peo, dommage, ils étaient vraiment sympa, lui israèlien (Tom) et elle allemande (Theresa), j'espère les recroiser en chemin. Ils me conseillent vivement d'aller à Rishikesh. (le titre me vient de Tom pour m'expliquer Nako)

On stoppe à Nako, le couple d'allemand (Cordelia et Manfred) et moi, le village est enchanteur, des chevaux blancs s'abreuvent dans une mare au pied de champs en plateau, un petit lac est niché sur le coté. Après déjeuner je monte m'isoler prés des stupas, j'écoute Jay Brannan et Jérémie Rose, je regarde les enfants jouer au criquet devant le monastère, et je me dis que je dois avoir un bon karma pour avoir le droit de voir tant de beauté.



Björk, The dull flame of desire, Oceania, je descends, Pagan Poetry, les chèvres sont triées dans les rues du village, c'est l'effervescence , je me pose près du lac dans le camp de tentes avec un coca, Cocoon, Hunter, je regarde le soleil disparaitre derrière les montagnes, Hyperballad, Unison, j'ai froid, je grave tout cela dans ma mémoire. C'est étrange, le ciel devient couleur pot de Danette au chocolat blanc, violet et blanc, et les nuages vraiment expressif, promis je n'ai rien fumé aujourd'hui.



En bref, je retourne à mon guest à l'entrée du village, réalise qu'il y a de la lumière partout sauf dans mon bâtiment, je demande pourquoi il m'a raconté que j'aurai de l'eau chaude avec l'électricité et que maintenant il me dit que l'électricité n'est pas branché dans son guest house. Je m'énerve (j'ai horreur qu'on me baratine), lui dis "pas d'électricité ça te fait rire bah pas d'électricité pas d'argent", je prends mon sac et part dans la nuit. Et c'est comme ça que pour 100Rs au lieu de 150Rs je dors cette nuit dans une grande tente où je peux me tenir debout sur le bord du lac. C'est la première fois que je suis confronté au mauvais esprit indiens dans ce coin. Ciel étoilé magnifique, bruit de la rivière, Lou Reed - Berlin, blablabla.

samedi 29 septembre 2007

Potato Soup

 Je me lève tard en attendant le soleil, pars me balader et chanter des tubes pop près de la rivière. Je me lave, mange avec les allemands de Dhankar et me pose au soleil pour lire dans l’enceinte du vieux gompa, et puis je retourne sur le toit du guest mais il y a trop de vent, je fais un tour dans le village, y’a vraiment rien à faire ici, pour la première fois, je m’ennuie. Je m’assoie sur les marches devant la porte du guest, c’est finalement le coin le plus animé et un peu à l’abris du vent, je regarde les quelques touristes (principalement indiens) entrer et sortir du vieux gompa et repartir en jeep.



Je rencontre un jeune israélien aux yeux bleus avec qui je fume des pètes sur le toit, il est en Inde depuis 6 mois et ne rentre pas avant février, ça donne des idées.



vendredi 28 septembre 2007

Fenêtre sur Himalaya



 J’ouvre un œil et la vallée brumeuse m’entoure, il neige, je décide de rester au lit jusqu’à ce que le soleil arrive sur les fenêtres à ma gauche, les allemands m’apportent un tchai au lit et me rappellent que je suis en vacances. Rien qu’en regardant par la fenêtre, je voyage déjà.



Je bronze un peu en regardant les ouvriers s’activer sur le nouveau gompa et les bonzillons courir partout, il est 8h. Je finis par monter à l’ancien monastère, la vue est époustouflante, je vois le parcours que j’ai effectué hier, plus jamais. Les bonzes sont en plein puja, je me pose au soleil pour les écouter mais 3 français grossiers et irrespectueux, le genre à se rendre au spectacle de Laurent Gerra et à voter sarkozy, bien gras quoi, débarquent. Les français sont vraiment des blaireaux quand même. Malgré tout je profite de leur jeep pour me rendre à Tabo, ils me demandent 100Rs. Ils ne sont pas bien méchants, mais il faudrait tuer les français de plus de 40ans (sauf mes parents).

La route ressemble à celle que l’on voit dans les westerns. Je prends une chambre au Millenium Monastry Guesthouse (100Rs) tenu par le monastère, c’est propre, calme, dans un bâtiment à façade vitré avec une mini cour intérieure couverte, collé au vieux gompa (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO) et entouré de champs de pommiers couverts de grosses pommes rouges.



À peine arrivé le ciel se couvre et le vent se lève, je mange un aloo gobi avec des chapatis, il est 13h30, temps parfait pour une journée musée. Ça tombe bien, les temples du gompa de Tabo, construits entre le Xème et le XVIème siècle, et d’une architecture totalement différente des autres (pensez huttes en torchis du Mali), abritent « certains des spécimens les mieux préservés d’art indo tibétain » au monde. Oh putain, je suis impressionné, le style change d’un mur à l’autre, c’est moins formel que ce que j’ai pu voir jusqu’à présent (lire : moins chiant), et d’une beauté minutieuse. (interdiction de prendre des photos)

Mot-clef du jour : lampe torche.

Quand je sors il pleut, je me réfugie au guesthouse et dors un peu, il fait un froid glacial dans ma chambre, j’aurai du m’acheter une couverture en pashmina à Leh, mais j’en veux une lit de vin, comme celle des bonzes (et puis je n’ai pas les moyens pour un pashmina).

Je mange de la purée et des frieds momo patate/fromage, j’ai un peu mal au bide, je commence à rentrer, j’ai des crampes d’estomac et bien sur j’ai oublié le PQ dans la chambre, maintenant de violentes crampes douloureuses à l’anus, j’arrive aux toilettes à temps. Je lis Beloved avant de dormir.



jeudi 27 septembre 2007

No trek for me, thank you.

 Grand soleil, enfin, je passe la matinée dans ma chambre à m’exposer l’entre jambe, habillé quand même, il ne fait pas bien chaud. J’ai envie d’essayer de caser une petite semaine de plage dans mon itinéraire.



Bon, pas de bus à 14h comme prévus, je discute avec des touristes indiennes qui voyagent backpaker (si ça c’est pas un changement de société) et fini par partir en jeep commune avec 2 d’entre elles pour Silching, qui est le bled d’où on accède au Dhankar Gompa, si on a la chance de trouver une jeep qui y grimpe car il n’y a pas de bus. Tout d’un coup la jeep stoppe, je vois un gompa perché en haut d’une montagne escarpée genre super loin quoi (voir flèche rouge), et là le chauffeur me dit que c’est le raccourci…



Ok, me voilà bazardé au milieu de nul part à devoir gravir une montagne sur 8kms. J’ai un peu cru mourir, surtout quand tu ne sais pas trop où tu vas vu qu’il n’y a aucune indication du chemin. Au début y’a bien un papi qui a voulu m’indiquer par où passer mais bon il ne faisait qu’agiter sa main vers le gompa quoi.

J’ai quand même fini par arriver après avoir croisé le cadavre de Demis Roussos qui s’est révélé être un âne en fait. Je me suis installé dans le dortoir du nouveau monastère après avoir été invité à boire un thé dans une maison traditionnelle du village, 100 Rs pour la plus belle vue du monde par des fenêtres qui vont du sol au plafond et couvrent toute la surface des murs, juste avant de presque faire une crise de nerfs au moment où je le suis tordu le genou et ai alors rigolé et faillis chialler comme Britney à du le faire après sa prestation désastreuse aux MTV Award de cette année.

Je me couche à 20h après un dal rejoins dans le dortoir par un couple d’allemands d’une 50taine d’année venu 6 mois en Asie pour trekker et non pas ce bel indien ténébreux à la table d’à coté, damned. La vue de nuit des montages éclairées par la pleine lune est presque irréelle, ça ressemble à un décor de théâtre.

Je trouve cela classe qu’ils aient laissé la vue au dortoir plutôt qu’aux chambres plus chères.



mercredi 26 septembre 2007

The Dalaï Lama’s Flip-Flop.





 Le bus pour le gompa de Ki et le village de Kibber (4205m) passant le soir à 17h et revenant le matin (ce qui est assez compliqué pour visiter) je profite encore un peu de l’amabilité de mes 3 40tenaires gays. C’est absolument sublime. Ils nous font même visiter les appartements que le Dalaï Lama a occupé lors de sa dernière visite, même ses tongues sont entourés d’une écharpe à prière blanche.





En revenant en début d’aprèm je leur souhaite bonne route et passe faire mon inner-line permit qui permet d’accéder pour un temps limité (7 jours) à la vallée du Kinnaur, les flics m’ont même offert le thé, celle-ci se trouvant en zone sensible à la frontière du Tibet.

La Spiti est en effervescence pour la venue du Dalaï Lama l’an prochain et de nouveaux monastères sont en constructions un peu partout.




mardi 25 septembre 2007

Emotional Landscape



 Je suis à la gare routière à 6h45 mais on m’indique que le bus n’est qu’à 8h (on m’a encore filé de mauvaises infos). Un bus pour Gramphu, à 2h d’ici, où je suis censé prendre un autre bus qui fait Manali-Kaza, mais voilà, il est déjà passé aujourd’hui.

Pendant ces 2h qui se transforment rapidement en 3 je sympathise avec un couple gay de jeune israéliens (21 et 26 ans), c’est impressionnant le nombre de gay que je croise ici, c’est étrange, malheureusement, comme la folle australienne du bus Leh-Keylong qui ne parlait que du second hand shopping qu’il avait fait à Leh, aucun n’est baisable. Ils me donnent quand même grave envie de voyager en couple.

Je me retrouve donc à cette jonction face à 2 cabanes en pierre et l’étrange impression que je vais y passer la journée. Et la je vois ce qui ressemble à un vieux gay californien d’une 40taine d’année, il va justement à Kaza mais je dois négocier ma place dans la jeep avec un couple de gays israéliens qui organise ce trip. Ils ne sont pas super chaud au début mais je sors mes yeux de biche abandonnée et mon sourire Colgate, me voilà embarqué pour un Priscilla Folle des montagnes assez sympa. Ils ont prévu la visite du lac Chandratal en chemin que je n’aurai pas vu sinon, c’est sublime. Je mets Joga de Björk et explose de sensation devant cet endroit magique.



On arrive sur Kaza assez tard. Après pas mal de galère pour trouver une chambre j’en prends une à 150Rs à coté de leur hôtel à 600Rs. On parle littérature devant un plat de veg noodles dégueux avant d’aller dormir.

J’étais censé faire le trajet d’une 10zaine d’heure en choppant un camion sur une route de merde et que je me souvienne on en a croisé aucun en chemin. Putain merci ma bonne étoile, qu’elles étaient mes chances de tomber sur une expédition de gays au fin fond de l’Himachal Pradesh.



lundi 24 septembre 2007

Rien

 Ah si, j’ai été chez le coiffeur et ce soir je tente de la viande avec des mutton momo devant la finale du championnat de criquet entre l’Inde et le Pakistan ou forcement je n’ai rien compris et ai lâché l’affaire rapidement.


dimanche 23 septembre 2007

Idian Idol

 Je me lève le plus tard possible passant de l’éveille au sommeil toute la matinée, j’ai rêvé que mes parents étaient Madonna et Guy Richie et qu’ils me donnaient leur maison qui se trouvait dans un super marché géant, cachée derrière le rayon surgelé depuis des années, avec un jardin et entièrement modulable mais de style Tudor.

J’ai fini Lullaby de Chuck Palahniuk en anglais, c’est vraiment bon, comme d’hab, mais la fin laisse un goût d’inachevé. Après un tour dans le blèd (qui ressemble à un bled de montagne le dimanche) et un dum aloo kashmiri (pomme de terre fourrées en sauce/40Rs) et un garlic nan (10Rs) je retourne à l’hôtel prendre un baquet d’eau bien chaud et commence Beloved de Toni Morrison me séchant au soleil qui est enfin revenu.



Je vais un peu sur le net, bouquine dans ma chambre, il fait vraiment froid ce soir, je sors manger et me pose devant un soap indien sur la vie des dieux méga ridicule (Sai Baba) sur la chaîne StarPlus et un bout de Men in Black en hindi, c’est toujours étonnant de voir ces pubs qui présentent une inde propre et occidentalisée qui n’existe pas.
Je rentre au resto de ma guest juste à temps pour larver devant la finale de Indian Idol, youpi.



samedi 22 septembre 2007

Not cranky, grompy ou Yeux vert.

 J’arrive à la bourre pour mon bus, il est 4h30, je saute dedans, ça commence bien c’est un bus semi deluxe (ce qu’y veut dire avec des roues je pense) du coup je n’ai aucune place pour mes jambes et ils font monter du monde à craquer. Ajouter à ça la musique indienne de merde à fond, la route pourri, mon voisin qui passe son temps à me tomber dessus, un temps de yak , le fait de rouler au bord d’un ravin plein de carcasses de camion, je ne vous parle même pas de la partie de nuit, et vous obtenez le pire voyage en bus de l’univers. Bon j’exagère mais j’en sort juste, il est 20h30, et j’ai envie de tuer quelqu’un tellement je suis sur les nerfs.



Sinon c’était joli comme le grand canyon un jour de pluie, il a neigé à un moment aussi, c’est rigolo de regarder les changements de sens dans la pierre, et ayé j’ai pissé dans les 3 cols carrossables les plus hauts du monde, youpi. Je commence à douter de mon plan de faire les vallées de la Spiti, Kinnaur et Sangla, j’ai peur qu’il fasse froid, je verrai comment évolue le temps ici sur Keylong demain. (Chambre 150Rs)



Je me regarde dans le miroir avant de me coucher, j’ai les yeux verts, finalement ce n’est pas le soleil mais la colère qui les faits virer.



vendredi 21 septembre 2007

L'équipe junior de water polo.

 Je me lève tard, je pense au voyage de demain qui va être rude, je dois être à la gare routière à 4h du matin. Je quitte le Guest après une longue douche vraiment chaude et m’être rasé, vers 12h, au cyber où je vais copier mes photos de Leh et de la Nubra je me rends compte que j'ai oublié le cordon de l’iPod. Je traîne sur Main Bazar, certains Indiens sont vraiment mignons et pour une fois leur style ne tue pas tout. Sur une des terrasses où je mange des potato momo fries je croise Greg, le Maltais d'hier, on passe l'après-midi à parler politique, Inde et autres trucs.

Je finis par copier mes photos sur cd et iPod, envoie un email à tout le monde pour prévenir que je serai loin du Net pendant 2 semaines. En sortant du cyber je vois un groupe d'une trentaine de gamins entre 17 et 20 ans, tous trop musclés pour leur âge, avec une majorité d'yeux bleu et un accent anglais, les 3/4 vraiment mignons. Merde pourquoi je pars cette nuit moi.

C'est bizarre mais Leh est un peu comme Bangkok ou Katmandou je suppose, la ville est sympa, rien d'extraordinaire, et pourtant c'est là que tu restes le plus longtemps, là où tu rencontres d'autres travelers, tu fais du shopping, mange des pizza, te sens vraiment en vacances, peux te relaxer à une terrasse avec ton iPod sans attirer l'attention, juste oublier que tu es à l'autre bout du monde pour quelques jours avant de reprendre la route. J'ai envie de voir à quoi ressemble la bite des Indiens.

Je mange avec les 3 d'hier dans un resto pour riches Indiens vraiment propre, on discute voyages en regardant les ânes se courir après par les baies vitrées.


jeudi 20 septembre 2007

Long day, ou So Blase.

 Je vais mieux, levé tôt je me rends à l'arrêt de bus pour réserver mon billet pour Keylong (440 Rs), demain il n'y a plus que des places aux derniers rangs, j'en prends donc une pour après-demain, le 22. Un petit touriste mignon me mate, dommage on ne prend pas le même bus. Je vais à Tchiksey avec un Maltais homo d'une 40aine d'années rencontré en chemin.



Le gompa est sublime, on y passe la matinée à écouter les prières tibétaines. J'y rencontre une Française qui voyage pour 1 an et demi et sa mère qui l'a rejointe pour 1 mois. On passe l'après-midi tout les 4 à visiter Shey qu'on a rejoint à pied en croisant les gamins des écoles du coin. La vallée de l'Indus est vraiment belle, on retourne sur Leh exténués, petite lasagne et au lit.




mercredi 19 septembre 2007

Sick

 Réveil vaseux à 6h, je décide de dormir plus longtemps, à 12h je sors difficilement du lit pour me rendre compte que c'est le jour où je suis malade que je n'ai plus de PQ et qu'il n'y a pas d'eau dans le guest. Je sors prendre un pancake banane sur une des terrasse de Main Bazar, je voulais faire le tour des gompas aujourd'hui et partir demain pour Keylong mais je me sens exténué, je repousse donc le tout et verrai comment je me sens demain.

Je passe l'après-midi allongé à regarder des épisodes de The West Wing. Avant d'aller bouquiner au lit je prends des vegetable momo fries (raviolis tibétains cuits à la vapeur ou fris) et un garlic nan.


mardi 18 septembre 2007

Wake Up.

  Je me réveille sur les coups de 6h11 alors que j'avais réglé le réveil à 7h, ici ça m'arrive tous les jours. Je descends prendre mon petit dej, personne n’est levé, et je file vers 7h voir le gompa qui surplombe Diskit où l'on a dormi, je préviens les 4 de ma jeep (on a splité en 2 hier pour le voyage) ils me disent qu'ils me rejoignent dans un demi-sommeil.

Sur le chemin j’écoute Arcade Fire Funeral, le soleil frise encore les pics de montagnes, j'ai les larmes aux yeux, arrivé en haut je discute avec un bonze nomme "Lopsa" (ça ne s'invente pas) qui a voyagé en Europe de l'incapacité de beaucoup ici d'imaginer mon monde.



Je me pose pour la prière chantée du matin (puja), c'est enivrant. Comme prévu par nos chauffeurs j'arrive au guest à 9h pour partir à Hunder, tout le groupe de Belges est dans la cour avec Scott l'Amerloque et Alexandro la folle italienne, je me dis chouette tout le monde est prêt on va pouvoir partir. Nonchalamment ils me demandent combien de temps dure la montée, 30 minutes environ et sur ce ils partent tous vers le gompa, comme s’ils attendaient mon retour pour y aller au lieu de m'y rejoindre. Je suis passablement agacé, préviens le chauffeur que je ne vais pas attendre ces "lazy bastards" 2 heures et part à pied sur la route au pas de charge en écoutant The Hives et maudissant les gamins de 20 balais.



Je croise un tracteur qui me prend en stop, 4 km de Hunder je descends et me pose pour rêvasser et écrire sur les dunes de sable. Je mets Antony and The Johnsons I'm a Bird Now, je suis seul dans le désert à la frontière avec le Tibet, je joue avec mon ombre et mon paréo dans le vent, putain je vole.



Ils finissent par passer, on va sur d'autres dunes, je m'isole en écoutant Lou Reed, je déteste l'effet groupe et d'être obligé de suivre cette bande d'ados. Je commence à ne plus pouvoir les blairer. On stoppe pour visiter un autre monastère et là on se rend compte que l'autre jeep ne nous a pas attendus et est partie avec 3 personnes alors qu'on est 7 dans celle-ci. Le chemin du retour est une torture, j'ai mal partout et une bonne nausée. Je me demande pourquoi j'ai toujours des problèmes avec les Belges et qu'avec les Belges finalement, je crois qu'ils ne connaissent/comprennent pas le second degré.

On se quitte devant l'agence de voyage, je suis enfin seul.


lundi 17 septembre 2007

J’ai pissé à 5602m d’altitude dans le col carrossable le plus haut du monde.

 Finalement le pont qui mène au Pangong Tso est tombé à l'eau donc on se rabat sur la vallée de la Nubra avec ses dunes de sable genre Sahara et sa verdure au milieu d'un désert de pierre.



Sur la route c'est surprenant de voir les couleurs changer, on passe de montagnes de pierres rouges à vertes, violettes, oranges, jaunes, grises, le tout en faisant les cons sur de la musique de merde dénichée par notre chauffeur du genre "boys, boys, boys" de Sabrina, ou la BO de Prêt à Porter.

On arrive assez tard après avoir poireauté 3h à Leh pour la jeep. On se met la tête au wisky/pepsi et au vieux rhum/thé vert au son de l'iPod, bonne soirée qui se finit en regardant la voie lactée comme d'hab.


dimanche 16 septembre 2007

Lazy day 1

 Aujourd’hui j’ai décidé de ne rien faire, je lave encore du linge, et je lis Lullaby de Chuck Palahniuk, et j’écoute Cat Power, et je regarde les montagnes qui entourent Leh et le Palais qui domine la ville et qui ressemble à celui sur la couverture de Tintin au Tibet, et je regarde les monts enneigés de l’Himalaya au loin en me disant que 25 euros c’est finalement pas si cher que ça pour le Ganesh en 3 métaux que j’ai vu hier soir.

Dans le shop où je l’achète je croise le couple d’Anglais marrants du bus Srinagar-Leh, on fait un tour dans l’arrière-Leh qui ressemble à la lune. Je veux définitivement habiter en Grande Bretagne. J’achète un tissu pour la future chambre de l’enfant de meilleure amie (250 Rs)

Ce soir j’ai rendez-vous avec les 3 Français de Srinagar et les 2 de Lamaruyu pour dîner.

Hier c’était la fin officielle de la saison, la plupart des magasins et des restaurants sont fermés, et les rues vides, il va falloir que je pense à partir.

Vers 18h je tombe sur Scott, un Américain croisé au Ladakh Festival, il me propose de partir demain en jeep avec plein de gens pour le Pangong Tso, un lac de 130km dont les ¾ sont au Tibet super galère d’accès car pas de bus locaux pour s’y rendre et soit disant sublime, normalement c’est genre 55 dollars la journée et là c’est 1000 Rs (20 euros) pour 2 jours.

Je finis la soirée devant un match de criquet avec les Anglais à raconter des conneries.


samedi 15 septembre 2007

Not in India.

 Pas de courage aujourd’hui, je me réveille vers 6h mais décide de me rendormir, vers 10h je me lève, fais une lessive, pars prendre un pancake banane, et pense à ma meilleure amie dont c’est l’anniversaire. Le Karzoo Guesthouse est vraiment calme et j’ai négocié 100 Rs pour une double seul.



Je n’aime toujours pas trop Leh mais par contre j’aime les conneries qu’ils vendent et ça c’est une mauvaise nouvelle. J’ai déjà acheté un éléphant en fer pour 300 Rs (les autres vendeurs proposaient le même genre pour 1000 Rs donc je n’ai pas trop marchandé quand celui-ci m’a sorti 350 du premier coup « Good luck price », j’ai été pris de court) qui fait plus africain/Dali que ladakhi mais semble venir d’une tribu du Zanskar, et vais donc acheter d’autres trucs que je vais devoir me trimballer pendant 2 mois et demi.

Je me rends au terrain de polo voir la clôture du Ladakh Festival sur le coup de 14h, plein de gens sont là depuis des heures en plein cagnard mais pas les touristes qui ont un coin à l’ombre réservé avec des chaises et même de la bouffe gratos, c’est assez étrange, on est même remerciés de notre apport au Ladakh (sic) plusieurs fois au micro en Anglais.

Au bout de 2h j’en ai marre des danses traditionnelles en costume et décide de retourner à l’hôtel finir ma lessive. Dans Main Bazar je croise les 2 Français qui étaient restés un jour de plus à Lamaruyu, on passe vite-fait sur le Net, j’envoie juste un email à L.

Ce soir on fait péter la pizza a 140 Rs (environ 2€50)


vendredi 14 septembre 2007

Oublier Internet.

 Je grimpe dans le bus pour Leh (150 Rs), 5h de tape-cul au dernier rang, cette partie de la route est vraiment plus chiante, mais le paysage est beau, ça ressemble par moment au Grand Canyon et à d’autres à Death Valley aux USA aussi. Sur la route on croise des ouvriers qui réparent la voirie, en plein soleil, en bouffant de la poussière, je crois que je viens de voir le pire boulot au monde (avec glaneur de décharge et comptable bien sûr)



Première impression sur Leh : Je n’aime pas trop.

*

Finalement tout allait bien jusqu’à ce que je me connecte dans un cybercafé, j’avoue que de lire pour unique commentaire un truc comme quoi je suis illettré m’a un peu fait chier, je me casse le cul à taper sur des claviers de merde en QWERTY, sans accents, dans des cybers qui puent, sur des ordis pré-Windows 95, avec une connexion pourrie, où je passe 3h, et en plus je paie genre le prix d’une nuit d’hôtel de l’heure pour que quand je me connecte après 5 jours sans net je tombe sur ça ? Ouais, ça n’en vaut vraiment pas la peine.

Je suis une tache en orthographe, voilà, je n’y peux rien, ça me culpabilise depuis le CM2, et ce n’est pas ici que j’aurai le temps de chercher mes mots dans un dico ou même de me relire.


jeudi 13 septembre 2007

Julè !

 Je me réveille vers 5h45, c’est le crépuscule, on avait prévu de remonter sur la colline regarder le lever du soleil mais les Français sont malades donc j’y vais seul, je monte au chant des bonzes. Sur la descente je me chante Brigitte Fontaine Demi Clochard, ne me demandez pas pourquoi.



Je retourne au resto d’hier (Ragon guesthouse et Garden Restaurant) me prendre un pancake banane, il y a des yaks dans les rues. Balade dans la vallée au pied du village qui est un ancien lac gelé, je marche au milieu des champs de blé en plateau, croisant des chèvres, ânes, moutons, vaches et quelques locaux au travail, jusqu’au lit de la rivière, c’est juste dommage que mon iPod soit à plat aussi.

Sieste, re-balade mais de l’autre côté au son des paysans qui "écossent" le blé en chantant ou sifflant des rengaines envoutantes. Hier j’ai appris à dire bonjour, merci, s'il vous plait et au revoir en Ladakhi, c’est pratique, ça se dit "djulé".



Bon bah Lamayuru c’est juste trop beau, on se croirait dans un Disney tellement tout est joli, les gens te disent jule dans la rue, de temps en temps la sérénité du lieu est troublée par un âne qui crie à la mort ou les couinements des freins des camions qui ressemblent au cri des mouettes, et si il y avait Internet je serais peut-être resté plus longtemps.

Je siffle Wanderlust de Björk en m’exposant aux derniers rayons de soleil, mon mal de crâne ne part jamais bien longtemps mais je suis bien. Demain Leh.




mercredi 12 septembre 2007

I Have Lost My Origins.

 On remonte dans le bus à 5h du mat, je m’écoute du Massive Attack, Arcade Fire et Radiohead Hail to the Thief en regardant le soleil se lever sur l’Himalaya, je suis subjugué, c’est sans doute le plus bel endroit sur terre, je pense que tout le monde devrait arrêter ce qu’il fait à l’instant-même et venir me rejoindre sur cette route.



Vers 10h on se stoppe à Lamayuru (3390m) qui est à 5h de Leh, avec un couple d’Allemands et 2 petits Français après avoir passé un col à 4147m (Fotu La).



Il fait super froid sur la route mais un soleil de plomb à Lamayuru, certaines montagnes ressemblent à de la peau d’éléphant, ridée et grise. La ville est paisible, on se pose dans nos chambres à l’hôtel Shangri La (150 Rs) qui donnent sur le Gompa (monastère). Floriant, Valère et moi partons à l’assaut de la colline ornée d’un petit stupa avec drapeaux de prière au vent qui surplombe la ville, la batterie de mon appareil photo étant vide et vu qu’il n’y aura pas d’électricité avant 19h30 je suis assez frustré, mais le spectacle me le fait vite oublier.

On entre regarder le coucher de soleil, inexistant vu qu’on est à la montagne et qu’il se contente de se cacher derrière un pic, sur le toit de la guest, je finis le livre de William Sutcliffe qui est sympathique mais pas génial non plus.

Après un bon dîner dans le bas de la ville retour sur le toit pour regarder le ciel étoilé, il n’y a pas de lune, c’est impressionnant, je n’ai jamais vu un ciel aussi beau, il y a une étoile filante toute les 30 secondes, je suis sur le toit du monde.

*

Je ne suis parti que depuis 1 semaine et j’ai l’impression que cela fait des mois, j’ai du mal à me poser calmement, tout m’excite, j’ai envie de tout voir, de courir vite, j’ai la sensation de rattraper tout le non-vécu de ces dernières années où ma vie a été assez fade au final, c’est marrant que cette période ait commencé au moment de l’ouverture de mon blog, ou alors j’ai juste rencontré les mauvaises personnes, je suis heureux que cette page de ma vie soit tournée, je me sens enfin libre (et un peu barbouillé quand-même mais rien de grave)



mardi 11 septembre 2007

NeimaD au Tibet

 7h30, je suis à la gare routière, j'y rencontre un tas d'européens avec qui je vais passer les prochaines 24h.

12h jusqu'à Kargil, on dort tous sur place dans un dortoir crade trouvé par nos soins, tour de la ville, petit repas à 10 devant un documentaire en Allemand sur des vulcanologues japonais, on se marre bien.

Mais revenons-en au plus important: La Route.
Je pense sincèrement que cette route qui traverse le grand Himalaya de Srinagar à Leh mérite à elle seule un voyage en Inde. C'est grandiose, on passe un col à 3529m (Zotji La), il caille dans le bus et malheureusement il pleut mais ça reste sublime, j'en ai à plusieurs reprises le souffle coupé, le paysage change radicalement d'une vallée à l'autre, je mitraille, j'écoute Vespertine de Björk, c'est un bonheur.



Sur la photo en bas à gauche la ligne horizontale de petits points noirs est constituée de vaches, pour vous donner une idée de la perspective. 5 checkpoints des passeports.




lundi 10 septembre 2007

"It's lovely my dear, don't you think ?"

 J'ai quitté mon houseboat un peu trop cher (250 Rs la première nuit puis 500 les 2 suivantes, bouffe incluse, j'ai payé plus surtout pour qu'ils me foutent la paix) pour un hôtel miteux derrière le Dhum Dhum Hotel sur Dal Gate histoire d'être près de la gare routière demain matin vu que je pars pour Leh (645Rs)

Aujourd'hui j'ai décidé de sortir de la ville pour la journée malgré la venue de Sonia Gandhi. Je vais à Gulmarg, un peu plus haut dans les montagnes. Je galère pour arriver à la gare de bus locaux Batamaloo où je me rends à pied sans me douter qu'elle est vraiment éloignée, je visite du coup la ville moderne.

Batamaloo ressemble à un bidonville sans les bidons, autant le reste de la ville est plutôt propre autant ici c'est l'Inde dans son pire aspect.

La route est belle malgré le manque de place pour mes jambes, 2 gars me tapent la discute et pour une fois ça va plus loin que les "Where you from are ?" et autre "What's your good name ?". Ils doivent avoir dans les 20 balais, un a les yeux verts et est pas trop mal, au moment de son stop il me supplie de le suivre mais je préfère décliner, je ne comprends toujours pas trop ce qu'ils me veulent.



Arrivé à Talmarg où je dois prendre une correspondance un gars louche indiqué par le conducteur du bus prétend qu'il faut louer une jeep car il n'y a pas de bus et tente de me vendre des tours dans la montagne, je refuse, il essaie alors de m'attirer à l'écart soi-disant pour un contrôle de police derrière les baraquements, merci papa et maman de m'avoir doté d'un cerveau.

Le temps est mauvais et Gulmarg ressemble juste à une station de ski basse altitude en saison creuse, avec son téléphérique des années 70 et partout des Indiens friqués de Delhi qui parlent Anglais entre eux quand tu es dans le coin et se demandent à haute voix comment cet endroit peut être si peu cher (en sachant que le tour en œuf coûte 200 Rs/4 euros ce qui est beaucoup pour un Indien normal). C'est sympa quand même de voir des maisons gipsy sur la descente.

La route du retour est dure, j'en ai vite marre, les 3h de l'aller étaient passées plus rapidement. Arrivé en banlieue de Srinagar je vois plein de gamins qui jouent avec des sacs plastiques dans le vent, ils ont l'air de s'éclater, je propose des stages comme pauvre en Inde plutôt que des maisons de redressement fermées.

J'ai vu deux chevaux morts ou agonisants sur la route aujourd'hui.

*

Il y a un truc marrant avec les militaires ici, bon déjà ils sont suréquipés et n'ont vraiment rien à envier aux nôtres, mais ce qui est surprenant est qu'au premier abord ils te dévisagent impassibles et assez durement mais dès que tu leur souris ils s'illuminent comme des enfants devant le père noël un sachet de crack.


dimanche 9 septembre 2007

Paradise on Earth.

 Je me réveille tôt, c'est devenu une habitude, même nase je suis motivé par l'excitation de découvrir de nouvelles choses.

Je monte voir le temple hindou en haut de Shankaracharya Hill en rickshaw, la route est assez longue mais calme et fraiche, la vue est sublime mais un peu gâchée par ce brouillard qui est là depuis hier matin. Il est interdit de prendre des photos du et depuis le temple, je me fais gentiment draguer par 2 femmes militaires et principalement par une nommée Nina une Hindoue qui ressemble étrangement à la Nina de Urgences.



Il est 9h20 et le soleil tape bien déjà, je vais passer 3h sur le Net pour vous, en sortant tout le monde me propose des prix exorbitants pour me rendre aux jardins moghols au nord du lac, je décide de repasser sur le houseboat et croise le bateau des 3 Français qui le quittent, on décide de se partager un rickshaw à 4 pour 250Rs.

Le Nishat Bagh est sympa et Shalimar Bagh joli, mais je ne pense pas que ces jardins vaillent spécialement le coup si on a peu de temps à consacrer à Srinagar. Dans Shalimar Bagh 3 Indiens du style gentleman du temps des colonies nous offrent le thé, ça aurait pu être un échange intéressant mais ça se finit par un ramassis de clichés nationalistes sur l'Inde éternelle et le fait que le Cachemire est le paradis sur terre (ce qui est fort possible après tout).

Sur le chemin on croise de très belles rizières sèches et des tribus des montagnes surement venues vendre leur laine.

Je suis mes Français pour un tour dans la vielle ville où le coucher du soleil rend les bords de la rivière Jhelum encore plus beaux, le rickshaw que l'on prend au retour est tapissé de mecs torse nu, visiblement être homo à Srinagar ça ne se cache pas.




samedi 8 septembre 2007

Je crois bien que toutes les vaches d'Inde ont la chiasse.

 Réveil aux aurores, j'écoute le chant des muezzins qui se font écho dans la vallée. Ca fait du bien d'être dans un endroit aussi paisible après la cohue de Delhi. Depuis mon houseboat je vois le fort qui surplombe la ville et les montagnes qui entourent le lac, le ciel est limpide mais les alentours brumeux, il est encore tôt.

Je fais une rapide lessive, décide de me raser la barbe, et pars pour la terre ferme vers 7h avec un père qui amène sa fille à l'école. Pour le moment les cachemiris sont plutôt cools, tu es clairement un portefeuille sur pattes mais aucune agressivité contrairement à leur réputation de pires emmerdeurs du sous-continent. La lumière est vraiment sublime, et puis merde ils sont vraiment mignons les cachemiris.



Je reprends ma route en me demandant ce qui trancherait le mieux avec ce que je vois, je fous la reprise de Move On Up de Curtis Mayfield par Kanye West dans l’iPod, de toute façon j'ai l'air d'un gros con de touriste donc pourquoi ne pas en profiter pour leur montrer comment je suis chez moi. Bon j'ai arrêté rapidement, je n'entendais plus les gens me dire bonjour et me demander d'où je viens.

Il y a des militaires partout et des postes de contrôle à chaque intersection, bizarrement je trouve cela réconfortant, je sais c'est étrange.

Par contre j'ai un mal de crâne persistant et le nez sec comme avec la clim, merci l'altitude.

9h, beaucoup de gens hallucinent de me voir me balader seul sans guide à pied, quand je leur dis que je trouve cela plus sympa ils rigolent et me disent que j'ai bien raison et me souhaitent une bonne journée.

Après avoir traversé la ville vers le haut sur une artère principale (Ganderbal Rd) je rejoins la rivière au-dessus du Sha Hamden, c'est juste sublime, la vielle ville est en bois et briques rouges, et dès que tu te dis que tu as voyagé dans le temps jusqu'au moyen-âge un gars sort son portable. Mais 3 minutes plus tard tu en vois un autre accroupi devant une rigole d'égout à découvert sortir sa bite pour pisser.



Le truc le plus marrant vient de m’arriver, un gars d’une 20taine d’années en pull bleu turquoise et trop gominé me tape la discute, jusque là rien de plus normal, c’est sympa, il est avec un groupe de jeunes du même âge, je lui dis au revoir et quand je suis à une dizaine de mètres un vieux qui était derrière moi me crie : « Take him to the church right now, take him to the church, he want’s to marry you ! » en rigolant, le jeune est tout rouge et me sourit timidement, finalement être pédé c’est rigolo partout (peut-être pas en Iran en ce moment mais bon).

Au moment où j’écris cette anecdote un autre gars vient se poser à côté de moi, on discute et il me demande si avec son pote ils peuvent me suivre, je dis oui, il est plutôt mignon, mais un peu jeune genre on voit encore les traces d’acné, on se balade en discutant, il me dit être journaliste, il me présente des commerçants, au bout d’un moment il veut m’emmener vers un collège ou un truc du genre, je me dis qu’il y a arnaque sous gomina, je les salue donc en leur indiquant que je bouge vers le sud, il me dit au revoir et en me tenant la main avec les deux siennes me demande avec un regard insistant et un sourire enchanteur : « We say goodbye just friend ? » Je ne comprends pas de suite et dis « oui, des amis » et là quand je commence à partir il me dit « too bad » avec le même sourire. Le Cachemire, cet état indien musulman en guerre serait-il en fait un gros repère d’homos ? Ou alors j’étais dans gay street et je n’ai pas fait gaffe.

Quand je pense que j’ai cru tout ce temps quand les gens venaient me parler en me faisant des sourires, me regardaient avec intensité, ou gardaient ma main un peu trop longtemps dans la leur c’était par curiosité, en fait ils en voulaient à mon cul oui !

Bon plus sérieusement j’ai réalisé un peu trop tard qu’il était gay, je lui aurais bien pété le cul demandé comment ça se passe pour les gays ici. Il est 10h30 et la population dans les rues augmente avec la chaleur (qui est nettement plus supportable qu’à Delhi, il fait dans les 28 en journée et même plutôt froid la nuit, tout ce que j’aime).

La vielle ville est donc très belle, de-ci de-là on voit des maisons en ruines, un papy m’explique qu’une partie de la cité a été détruite par un tremblement de terre il y a 1 an environ. Et le sublime pont qui m’a fait venir à Srinagar (celui que j’avais posté en photo sur mon blog) a été détruit par un attentat terroriste il y a une dizaine d’années.



Il est 12h, je me pose au Moderne Vegetarian Paradise sur la croisette locale nommée Boulevard Road et qui longe le lac, j’y commande mon premier aloo palak (pomme de terre/purée d’épinard) en pensant d’une que ce post va être très long, de deux à Triple pique à qui il arrivait de chanter le refrain du duo de Beyonce et Shakira que je me chante quand on m’interpelle tous les 2 mètres en me disant « Shikara, Shikara ! » qui sont les petits bateaux pour se balader sur le lac, et de trois que ce carnet est mon meilleur ami pour ce voyage et que j’en suis bien content.

Ah oui je n’ai croisé aucun blanc pour l’instant.

*


Sieste interrompue par 3 Français qui débarquent à côté, ils sont étudiants en école de commerce à Lille et en échange pour 4 mois avec une université de New Delhi. On va faire un tour et demander des renseignements pour se rendre à Leh, l’ambiance est différente quand je me balade avec eux, moins zen, on se fait un resto puis on discute politique et économie jusqu’à minuit, un beau ramassis de conneries, un des gars essaie de légitimer les actions du gouvernement chinois et la guerre en Irak par des justifications économiques, bref, dommage qu’il n’y ait pas d’alcool ici.


vendredi 7 septembre 2007

La misère c'est dur quand même, ouais bah surtout pour eux hein...

 Pas facile de dormir dans une chambre sans fenêtre avec un ventilateur qui ne fais que brasser l'air chaud, on se réveille à 4h30, ma colloc de la nuit me quitte vers 5h. Je monte sur le toit, le temps est encore pluvieux mais c'est un délice d'avoir enfin de l'air, l'usuel pancake banane/miel à 45 Rs.

Sur le chemin de l'aéroport national, à chaque feu, tu as une femme avec son bébé, je pense que la plupart des touristes paient principalement pour être débarrassés de leur vue, mais quand tu regardes de plus près tu vois que la tache de sang sur le pansement entouré sur la tête du bébé à moitié nu et groggy par la chaleur ressemble plus à du jus de fruit rouge qu'à du sang coagulé, que la petite fille qui te montre son cuir chevelu a en fait de la purée séchée sur le crâne et ne secoue pas une fiole de médoc contre la lèpre mais de l'eau distillée pour lentilles de contact, et que finalement la culpabilité n'est pas bien utile vu que de toute façon tu ne lui donneras pas de thune, en partie parce qu'exposer son gamin comme ça aux pots d'échappement continuellement n'est pas super, qu'elle est plutôt pas mal et ferait mieux de faire la pute, que finalement entre l'ignorer et faire des coucou amusés au gamin tu as choisi, et que t'es pas Mère Teresa et ta pitié elle s'en fout bien.

Donc j'ai pris un autre billet pour Srinagar directement à l'aéroport sur Jetlite et ai l'air suffisamment décidé quand je marche dans la rue pour qu'on ne me fasse pas chier longtemps. Attention je ne fais pas une gueule de 6 pieds de long hein, j'ai choisi l'expression faciale détachée, rieur dans l'œil, et sûr de là où il va (même si ce n'est franchement pas le cas).

Pensant que j'allais galérer je suis bien sûr arrivé trop tôt à l'aéroport et ai maintenant 5h à attendre, en général tout est compliqué ici et prend des heures, bah pas cette fois.

J'écoute "Toxic" de Britney chanté par Mark Ronson en me demandant ce que je fous là, mais avec un grand sourire cette fois, ce voyage va être grandiose je le sens.

*


La vallée autour de Srinagar est sublime par le hublot de l'avion, des champs jaune vif et des forêts vert anglais, les toits des baraquements de l'aéroport sont peints de façon camouflage des mêmes couleurs, ça ressemble d'ailleurs davantage à une base militaire. A peine descendus on est encerclés par des militaires, ils sont partout pour nous rappeler que la ville est toujours en situation de guerre.

Bon le gars qui joue mon ami dans le taxi qui me conduit en ville est, malgré un ton posé, en train de me bourrer le mou pour que je dorme dans son houseboat, et il arrive à ses fins.



Je me plante sur la terrasse de ce monument du kitsch et regarde la vie s'écouler sur le Lac Dal, je finis par y faire un tour en Shikara, cette ville est féérique, enfin ce lac est féérique, j'ai hâte de voir le reste, pour l'instant je regarde les reflets du ciel qui s'assombrit doucement en écoutant Jérémie Rose.

Putain, pourquoi n'es-tu pas là...

jeudi 6 septembre 2007

Putain, qu'est-ce que je fous là.

 Je débarque enfin en Inde vers 6h du mat mais contrairement à ce que l'hôtesse d'accueil de Qatar Airways m'avait dit je peux m'asseoir sur le remplacement de mon billet pour Srinagar, ça me gâche un peu l'arrivée, j'essaie de zapper, je monte dans un taxi pour Connauht Place avec mon petit couple et une nana qu'ils viennent de croiser. Bizarrement, au lieu de me réconforter ça me soule d'être avec des gens et surtout à Delhi.

Il fait chaud, il fait moite, ça pue, tout le monde nous saute dessus dans la rue pour nous vendre un truc. Je m'isole sur le toit de l'hôtel passablement supportable dans lequel on a échoué dans Paharganj, qui s'est largement étendue depuis ma dernière visite, après avoir piétiné dans la boue pendant une bonne heure et manqué de se faire écraser une bonne centaine de fois.

J'ai envie d'être loin et surtout seul, et il n'est que 10 heures. (Chambre 300 Rs à 2 - Hare Krishna Guesthouse, pas le courage de négocier davantage).

Je passe l'après-midi entre le restaurant sur le toit (où j'étais déjà venu il y a 7 ans), un cybercafé pourri où je découvre que ça va être compliqué de blogger et d'envoyer des photos vu que les ordis sont trop vieux pour avoir une prise USB, la chambre où je dors un peu sous le ventilo, et réalise surtout que je n'aurais définitivement pas dû les suivre dans Paharganj. La tête des touristes ne me revient pas, tout le monde est trop bien habillé pour un voyage en Inde, moi y compris, je n'arrive pas à réserver un autre billet pour le nord, les gens sont agressifs, je n'ai qu'une envie c'est courir vite et loin. Merci Pheel pour ton bouquin (Vacances Indiennes de William Sutcliffe qui décrit exactement ce que je vis et me fait littéralement éclater de rire en le lisant. Mais à quoi les "routards" occupent-ils donc leurs journées ? Bah ils comatent l'air mélancolique sur leur lit en caleçon regardent tourner le ventilo et écrivent des merdes sur leur blog en papier en pensant être spirituels.

Premières impressions : j'ai envie de recommencer à fumer.

Ah oui, et j'ai vu mon premier cadavre aujourd'hui, youpi.


mercredi 5 septembre 2007

Le luxe c'est nul sans alcool.

 J'avais mis mon portable à sonner à 8h pour retrouver un couple de petits Français de 25 ans en lune de miel pour un gigantesque petit déjeuner au buffet à volonté.



On sort dans la ville, il doit faire 50 degrés, on peine au milieu des tours en chantier. Je demande notre chemin vers le seul truc à voir dans le coin j'ai nommé le mall "City Center" et le gars tout de blanc vêtu nous propose de nous y conduire dans son 4x4 Porsche Cayenne. Quand on lui dit qu'on est français il nous répond : « France is good, Sarkozy ! » en levant un pouce en l'air.

Le mall ressemble à un mall, avec une patinoire au centre, tout climatisé, avec son Starbuck et son Pizza Hut, normal quoi. Les allées sont vides, on s'achète un maillot de bain moche à 12 Qatars (3 euros) au Carrefour et retournons nous vautrer dans la piscine du 26ème étage de notre hôtel après avoir rapidement trempé un orteil dans la mer au bout d'un terrain vague coincé entre deux plages privées.



Lunch gargantuesque de tous les plats de la région, une armada de serveurs est là pour remplir d'eau minérale nos verres toutes les 3 secondes ou débarrasser notre assiette à peine finie. Ils sont pour la plupart d'origine asiatique.

Sieste. Retour dans le jacuzzi et le sauna où je passe l'aprèm. Heureusement que notre petit Français est joli pour les yeux parce que le luxe sans alcool c'est chiant. Et c'est dommage que l'on n’ait pas nos bagages restés à nous attendre à l'aéroport, là je glande dans ma chambre affalé sur le lit, entouré d'oreillers, à regarder Cartoon Network, je sens que la transition va être encore plus rude.

On sent ici que l'argent coule à flot, ils sont même en train de former un immense complexe au milieu de l'eau avec pelleteuses et pompes à eau. Mais la ville semble vide à part les hommes d'affaire je vois mal qui viendrait passer ses vacances ici.

Je me tripote sous la douche pour la deuxième fois aujourd'hui sous le pommeau géant qui te donne l'impression qu'une pluie tropicale te tombe dessus.



Dîner, taxi, aéroport, avion, Ocean 12, "Wanderlust" au moment où l'avion se pose, du Björk comme la première fois où je suis arrivé ici.


mardi 4 septembre 2007

We Prosper Together.

 J’arrive à CDG après une quasi nuit blanche, le check in est long, l’hôtesse me donne le dernier hublot disponible. Je grimpe dans l’avion, discute un peu avec ma camarade de siège et sombre dans un sommeil désagréable.



A Paris le vol a pris une demi-heure de retard, ce qui est plutôt raisonnable en soi, sauf quand ta correspondance pour Delhi part justement 30 minutes après l’atterrissage à Doha.

A l’aéroport les femmes ressemblent aux gardiennes de l’épice dans Dune, elles se déplacent avec grâce dans le hall désert, comme en lévitation dans leurs tchadors noirs, les hommes eux sont en tunique blanche, la décoration de l’aéroport-même est un dégradé de ces tons.

Après un peu d’attente on m’indique qu’il n’y a pas de vol avant demain soir, sommes donc conduits à travers la ville en plein chantier où s’étendent sur des palissades de gigantesques photos de Qataris tout fiers et des slogans du genre "We Prosper Together", vers le Movenpick Tower and Suites, un hôtel de luxe où je me retrouve dans une chambre double avec cuisinette et écran plat avec vue sur la baie.



Tous les bâtiments ont l’air neuf ou sont en construction, extrêmement modernes mais toujours dans l’esprit de la région.

Vers 1h du matin je me prends un bain et finis par une orgie d’oreillers devant Al Jazeera.


(Par contre je réalise en tapant ce message combien c’est agaçant d’écrire sur un clavier "qwerty", sans accents, correcteur, et sous un ventilo minable dans un cyber pourri de Delhi donc ça risque de ne pas se produire souvent. a+ !)

samedi 1 septembre 2007

Willkommen, Bienvenue, Welcome !

 Voici donc le blog qui va me servir de journal de bord pendant les 3 mois de mon voyage. Il a été trop compliqué d'écrire sur place dans les cyber cafés, j'ai donc noté sur papier mes impressions et les ai recopié à mon retour en postdaté.

J'avais prévu un parcours avant mon départ, pas définit, juste des endroits que j'avais envie de voir, et le trajet le plus logique pour ne pas perdre trop de temps.

Je voulais absolument voir ce pont à Srinagar (qui n'était plus là), Jaisalmer (grosse déception), Varanasi (magique), et le Ladakh (sublime).

J'ai pris un avion de Delhi à Srinagar (Cachemire) le 7 septembre, d'où je suis remonté en bus vers Leh (Ladakh), petit tour dans la Nubra vallée, avant de continuer la route vers le sud en traversant l'Hymalaya. J'ai descendu les vallées de la Spiti, Kinnaur, Sangla (Himachal Pradesh) pour arriver à Shimla au début du mois d'octobre. Rishikesh, puis tour du Népal jusqu'à mis novembre. 1 semaine à Varanasi, ville magique, et une traversé de 2 jours jusqu'à Jaisalmer par Jodhpur avant de rentrer le 30 novembre.

Bonne lecture !

PS: cliquer sur les photos groupées pour les voir un peu plus grande.